Vendredi (12/06/09)
Chaton semble très demandé
Quand ce n'est pas une ex qui lui saute dessus pour essayer de l'embrasser, c'est une autre qui est jalouse (mais il semble qu'elle ait une forte tendance à exercer et tâcher de garder son emprise sur ses exs). Apparemment, je devrais me méfier des bals de sa région, les quelques fois où je suis allée elles ont tenté de me faire des croche-pieds et de renverser des trucs sur ma robe (heureusement elle est à dominante noire), mais sont charmantes dès qu'il arrive...
Je n'ai qu'un mot qui me vient à l'esprit : salopes :) Mais je le dis avec le sourire, car je m'en fiche.
De toute façon c'est mon Chaton mien à moi. Il a déménagé de plus de 300 km pour venir chez moi trouver du travail, il s'intègre bien, cherche des activités dans la région, se fait des contacts et tout. Dans quelques mois, quand son contrat sera définitif, il prendra son appart', mais en attendant il vit chez moi, avec moi.
Chance monumentale sans doute, qui me poursuit depuis quelques jours, chance dans mes examens, dans mon coeur, dans mes amitiés et mes projets. Chance partout, ou presque, des larmes à sécher, des déceptions à confirmer de mon côté aussi. Des soupirants qui lâchent à regret, quand ils veulent bien lâcher.
Elles peuvent bien être jalouses de moi, les larmes lutinesques brillent encore comme des lames dans la nuit du dernier bal, lorsqu'il a appris que Chaton venait s'installer. Un baiser osé, refusé, une étreinte relâchée jusqu'à ce que je le serre contre moi pour qu'il comprenne qu'il ne pouvait plus aller si loin, mais qu'il me restait proche et précieux. Un sourire embué, des yeux tristement rassurés. Une complication dont Chaton ne se mêle pas, il me laisse maîtresse de mes actes et de mes choix, de gérer cela comme je l'entends. Il laisse le Lutin m'inviter et sourit à l'autre bout de la salle quand, croyant être à l'abri des regards, ce dernier me tient tout contre lui.
Un contact que je garde, mais que je ne laisse plus déraper, finis les baisers volés au creux du cou, finies les étreintes à la lumière des étoiles et de nos cigarettes. Mon coeur n'est plus à vendre, je l'ai déjà donné et mon corps le suit partout où il se trouve :)
Je n'ai qu'un mot qui me vient à l'esprit : salopes :) Mais je le dis avec le sourire, car je m'en fiche.
De toute façon c'est mon Chaton mien à moi. Il a déménagé de plus de 300 km pour venir chez moi trouver du travail, il s'intègre bien, cherche des activités dans la région, se fait des contacts et tout. Dans quelques mois, quand son contrat sera définitif, il prendra son appart', mais en attendant il vit chez moi, avec moi.
Chance monumentale sans doute, qui me poursuit depuis quelques jours, chance dans mes examens, dans mon coeur, dans mes amitiés et mes projets. Chance partout, ou presque, des larmes à sécher, des déceptions à confirmer de mon côté aussi. Des soupirants qui lâchent à regret, quand ils veulent bien lâcher.
Elles peuvent bien être jalouses de moi, les larmes lutinesques brillent encore comme des lames dans la nuit du dernier bal, lorsqu'il a appris que Chaton venait s'installer. Un baiser osé, refusé, une étreinte relâchée jusqu'à ce que je le serre contre moi pour qu'il comprenne qu'il ne pouvait plus aller si loin, mais qu'il me restait proche et précieux. Un sourire embué, des yeux tristement rassurés. Une complication dont Chaton ne se mêle pas, il me laisse maîtresse de mes actes et de mes choix, de gérer cela comme je l'entends. Il laisse le Lutin m'inviter et sourit à l'autre bout de la salle quand, croyant être à l'abri des regards, ce dernier me tient tout contre lui.
Un contact que je garde, mais que je ne laisse plus déraper, finis les baisers volés au creux du cou, finies les étreintes à la lumière des étoiles et de nos cigarettes. Mon coeur n'est plus à vendre, je l'ai déjà donné et mon corps le suit partout où il se trouve :)
Ecrit par Mini-Beille, à 09:39 dans la rubrique Maintenant.
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Lundi (13/04/09)
Rien à dire quand tout va bien
Le titre dit tout, bonheur absolu...
Ecrit par Mini-Beille, à 23:47 dans la rubrique Maintenant.
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Jeudi (26/03/09)
Ferme ta gueule et avance
Mon ordi me joue des tours, selon Grand Frère c'est que je ne devrais pas publier cet article que je viens d'écrire et que mon ordi, en me déconnectant de joueb, a supprimé.
Sois belle.
Sois heureuse.
Sois jolie, mince, sportive, élégante, parfaite. Ne réponds pas, souris, accepte tes défauts. Dis merci, bonjour, au revoir. Sois cultivée, intelligente, docile, avenante, charmante, ne pleure pas.
Souris à tes ennemis, à ton meurtrier, fais bonne figure, ne fais pas ta martyr. Souris, mais souris enfin ! Si toi tu ne le fais pas, alors qui ?
Quelle responsabilité.
Si j'avais su, Nati, je ne viendrais pas demain. Mais j'ai promis, j'ai promis avant de savoir ce qu'il adviendrait et qui viendrait. Tu savais. Tu savais que si je savais je ne pourrais pas. Tu savais que c'était comme me passer la corde au cou, comme de me faire avaler une couleuvre, un crapaud. Je ne te connaîtrais pas depuis si longtemps que je dirais que tu l'as fait exprès.
Il sera là, lui, celui qui m'a détruite, salie.
Penser à autre chose, oublier. Tu pense que c'est facile ? tu pourrais passer à autre chose, toi ? Si ton malheur était gravé dans ta chair, si chaque regard était une insulte, chaque approche une attaque, chaque pensée une torture.
Une torture oui, et le mot n'est pas grand pour une chose si immense, si forte, si douloureuse. L'inquisition espagnole à côté de lui, c'est Saint Pierre et ses archanges.
Ce qui me fait le plus mal, et je te l'ai dit, ce n'est pas le fait d'avoir été quittée. C'est la trahison, la douleur est plus forte encore quand on sait qu'on a été utilisée, détruite intentionnellement ou pas, juste un dommage collatéral dans une plus grande optique. Et je le revois demain.
S'il me parle je ne répondrai pas, s'il vient devant moi je détournerai le regard, s'il me touche, je frissonerai de dégoût, de dégoût physique, je me retiendrai de ne pas vomir, je me forcerai à manger, et à ne pas boire, mais je n'aurai qu'envie de hurler, sa seule présence me tue, et ses ondes sentent la mort.
Le soir avant qu'il me quitte, mais ça tu le sais déjà, Nati... ça avait été notre première nuit ensemble... le lendemain qui devait être le jour où il annonçait au monde que j'étais avec lui... ce jour-là il m'a ignorée et il a flirté avec son ex à nouveau... je n'ai rien dit... jusqu'au soir... où il m'a quittée...
Tu te rends compte de ce que j'ai pu ressentir à ce moment-là ? Puis plus tard, traînée dans la boue par ceux que j'avais tout d'abord voulu aider ! Parce que j'ai essayé de les remettre ensemble, j'y ai passé mes vacances à lui dire quoi dire, quoi faire, pour la reprendre, à peine jeté c'est vers moi qu'il s'est tourné, pas dommage. Oui je suis pathétique, et je pleure, comme je pleurerai demain soir dans ma chambre en rentrant.
Tout ce qu'il voulait c'était une paire de seins et de fesses pour rendre son ex jalouse... et ça a marché, maintenant à cause de ça j'ai perdu une de mes meilleures amies. Avant ça, j'entretenais l'illusion qu'une fille qui se donne ne se donne pas au hasard, ou alors elle en a vraiment rien à foutre (c'est le cas de le dire), et c'est la traiter comme une pute, comme un objet que de faire ça.
Bien sûr, après coup, ça m'était égal avec de coucher avec n'importe qui, je n'avais plus rien à perdre. J'étais déjà en-dessous de tout, un peu plus un peu moins, ça ne coûtait rien.
Pire que trahie, pire que détruite, pire que piétinée, j'étais salie, au plus profond de moi, par ça, mais aussi par la haine. Car je l'ai haï et en vérité je le hais toujours, mais par égard pour toi sa sale petite gueule de gravure de mode ne sera pas cuite au four pour le repas de demain, ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque. La haine, cette haine qui me brûle et me fait pleurer sur moi-même. Qu'a-t-il fait de moi ?
Je suis plus vivante que jamais, et je ressens ces coups plus fort que jamais (et probablement que j'ai bientôt mes règles aussi), ces blessures qu'on ne sent plus quand on est mort.
Mais pourtant, Johann, mon Chaton me guérit. Il me dit que je suis belle et que pour lui je suis plus pure qu'il ne pourrait jamais le rêver et je le crois. Ses mains guérissent mes blessures, ses caresses me purifient, ses baisers effacent mes morsures, ses regards ceux de mépris qu'on m'a jeté, ses mots d'amour les mensonges qu'on a pu dire sur moi.
Ce soir il danse, et samedi soir j'irai danser avec Millie, elle savait que j'allais subir une épreuve, alors ça sera plutôt thé-câlins Milliens que danse, ou peut-être pas, mais de toute façon ça me fera du bien. Ensuite dimanche matin je parlerai de tout ça avec Chaton, il me dira des mots d'amour qui me feront du bien, me reconstruira et je ne reverrai plus JAMAIS l'autre de ma vie. S'il croise à nouveau ma route, prie pour que je l'ignore et que je ne l'égorge pas, j'en suis capable, et j'espère que tu le sais.
Je ne t'en veux pas, tu as fait ce que tu avais envie de faire, et c'est ça qui est juste. Mais c'est la dernière fois que je viens sans demander s'il vient aussi, on ne me fera plus cette torture. Tu as le droit de l'avoir comme ami, je ne te le contesterai jamais, mais il n'est plus des miens, et cela est définitif, jamais je ne ferai un pas dans sa direction et il faut que tu l'acceptes.
Je viendrai demain, j'ai promis. Et ma parole ne peut être reprise. Mais si je viens, c'est pour toi, je te le dois.
Sois belle.
Sois heureuse.
Sois jolie, mince, sportive, élégante, parfaite. Ne réponds pas, souris, accepte tes défauts. Dis merci, bonjour, au revoir. Sois cultivée, intelligente, docile, avenante, charmante, ne pleure pas.
Souris à tes ennemis, à ton meurtrier, fais bonne figure, ne fais pas ta martyr. Souris, mais souris enfin ! Si toi tu ne le fais pas, alors qui ?
Quelle responsabilité.
Si j'avais su, Nati, je ne viendrais pas demain. Mais j'ai promis, j'ai promis avant de savoir ce qu'il adviendrait et qui viendrait. Tu savais. Tu savais que si je savais je ne pourrais pas. Tu savais que c'était comme me passer la corde au cou, comme de me faire avaler une couleuvre, un crapaud. Je ne te connaîtrais pas depuis si longtemps que je dirais que tu l'as fait exprès.
Il sera là, lui, celui qui m'a détruite, salie.
Penser à autre chose, oublier. Tu pense que c'est facile ? tu pourrais passer à autre chose, toi ? Si ton malheur était gravé dans ta chair, si chaque regard était une insulte, chaque approche une attaque, chaque pensée une torture.
Une torture oui, et le mot n'est pas grand pour une chose si immense, si forte, si douloureuse. L'inquisition espagnole à côté de lui, c'est Saint Pierre et ses archanges.
Ce qui me fait le plus mal, et je te l'ai dit, ce n'est pas le fait d'avoir été quittée. C'est la trahison, la douleur est plus forte encore quand on sait qu'on a été utilisée, détruite intentionnellement ou pas, juste un dommage collatéral dans une plus grande optique. Et je le revois demain.
S'il me parle je ne répondrai pas, s'il vient devant moi je détournerai le regard, s'il me touche, je frissonerai de dégoût, de dégoût physique, je me retiendrai de ne pas vomir, je me forcerai à manger, et à ne pas boire, mais je n'aurai qu'envie de hurler, sa seule présence me tue, et ses ondes sentent la mort.
Le soir avant qu'il me quitte, mais ça tu le sais déjà, Nati... ça avait été notre première nuit ensemble... le lendemain qui devait être le jour où il annonçait au monde que j'étais avec lui... ce jour-là il m'a ignorée et il a flirté avec son ex à nouveau... je n'ai rien dit... jusqu'au soir... où il m'a quittée...
Tu te rends compte de ce que j'ai pu ressentir à ce moment-là ? Puis plus tard, traînée dans la boue par ceux que j'avais tout d'abord voulu aider ! Parce que j'ai essayé de les remettre ensemble, j'y ai passé mes vacances à lui dire quoi dire, quoi faire, pour la reprendre, à peine jeté c'est vers moi qu'il s'est tourné, pas dommage. Oui je suis pathétique, et je pleure, comme je pleurerai demain soir dans ma chambre en rentrant.
Tout ce qu'il voulait c'était une paire de seins et de fesses pour rendre son ex jalouse... et ça a marché, maintenant à cause de ça j'ai perdu une de mes meilleures amies. Avant ça, j'entretenais l'illusion qu'une fille qui se donne ne se donne pas au hasard, ou alors elle en a vraiment rien à foutre (c'est le cas de le dire), et c'est la traiter comme une pute, comme un objet que de faire ça.
Bien sûr, après coup, ça m'était égal avec de coucher avec n'importe qui, je n'avais plus rien à perdre. J'étais déjà en-dessous de tout, un peu plus un peu moins, ça ne coûtait rien.
Pire que trahie, pire que détruite, pire que piétinée, j'étais salie, au plus profond de moi, par ça, mais aussi par la haine. Car je l'ai haï et en vérité je le hais toujours, mais par égard pour toi sa sale petite gueule de gravure de mode ne sera pas cuite au four pour le repas de demain, ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque. La haine, cette haine qui me brûle et me fait pleurer sur moi-même. Qu'a-t-il fait de moi ?
Je suis plus vivante que jamais, et je ressens ces coups plus fort que jamais (et probablement que j'ai bientôt mes règles aussi), ces blessures qu'on ne sent plus quand on est mort.
Mais pourtant, Johann, mon Chaton me guérit. Il me dit que je suis belle et que pour lui je suis plus pure qu'il ne pourrait jamais le rêver et je le crois. Ses mains guérissent mes blessures, ses caresses me purifient, ses baisers effacent mes morsures, ses regards ceux de mépris qu'on m'a jeté, ses mots d'amour les mensonges qu'on a pu dire sur moi.
Ce soir il danse, et samedi soir j'irai danser avec Millie, elle savait que j'allais subir une épreuve, alors ça sera plutôt thé-câlins Milliens que danse, ou peut-être pas, mais de toute façon ça me fera du bien. Ensuite dimanche matin je parlerai de tout ça avec Chaton, il me dira des mots d'amour qui me feront du bien, me reconstruira et je ne reverrai plus JAMAIS l'autre de ma vie. S'il croise à nouveau ma route, prie pour que je l'ignore et que je ne l'égorge pas, j'en suis capable, et j'espère que tu le sais.
Je ne t'en veux pas, tu as fait ce que tu avais envie de faire, et c'est ça qui est juste. Mais c'est la dernière fois que je viens sans demander s'il vient aussi, on ne me fera plus cette torture. Tu as le droit de l'avoir comme ami, je ne te le contesterai jamais, mais il n'est plus des miens, et cela est définitif, jamais je ne ferai un pas dans sa direction et il faut que tu l'acceptes.
Je viendrai demain, j'ai promis. Et ma parole ne peut être reprise. Mais si je viens, c'est pour toi, je te le dois.
Ecrit par Mini-Beille, à 22:22 dans la rubrique Maintenant.
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Lundi (16/03/09)
Début d'une nouvelle ère
Il est venu ce week-end. Mon Chaton.
Il est venu pour un bal costumé, en chat, dans une ville à mi-chemin entre la mienne et la sienne. Il est arrivé tout timide, comme désintéressé, ou plutôt comme quelqu'un qui n'ose pas, mais qui aimerait bien. Ses yeux parlaient pour lui mais je ne savais pas si je pouvais les croire, alors j'ai attendu. Presque tout le bal, à l'entre-groupe, Mille chantait, nous avons dansé.
C'était électrique et très doux à la fois, c'était intense et c'est à regret que je l'ai lâché à la fin de la danse, à la fin de l'étreinte. Puis nous sommes rentrés, deux heures de route dans l'autre sens. Des discussions sur tout et rien. Arrivés, nous avons bu un thé avant d'aller dormir. Le moment délicat était arrivé, nous n'avions pas parlé d'amour ni de rien de cela, où allait-il dormir ?
Nous avons opté pour un compromis, dans ma chambre, sur un matelas à côté. Sa tête était vers moi, il m'a tout d'abord caressé le bras puis m'a pris la main. C'était si chou, si doux, à ce simple contact je frissonnais. Mais au matin, rien de plus, rien de nouveau. Nous nous sommes levés comme deux amis sans plus, avons déjeuné et sommes sortis nous promener. Sous l'effet de sa présence je me sentais pousser des ailes. Je lui ai montré le Lac qui jouait à la Mer, la brume dorée qui flottait au-dessus, les rives d'un vert transparent, les plages de galets et, alors que je lui montrais tout cela, sans souffler mot, il m'a pris la main.
Je ne l'ai pas regardé mais j'ai souri. Et tout au long du chemin c'était comme s'il y avait deux soleils qui tournaient autour de nous. A midi nous sommes revenus et nous avons fait la cuisine. Et c'était comme dans mes rêves, la musique, la danse, la cuisine, il m'aidait en tous points comme j'avais rêvé que quelqu'un le fasse. Nous étions si bien l'un dans la tête de l'autre, pensant aux mêmes choses aux mêmes moments que c'en était incroyable.
J'ai réveillé ma soeur, j'ai joué du piano pour lui et, l'après-midi, nous sommes allés nous balader en ville tous les trois. Lui et moi, et elle. C'était facile, comme évident, c'était comme si nous étions ensembles, mais pas tout à fait non plus, seules nos mains entrelacées disaient que oui. Nous avons fait le plein incontournable d'Absinthe de ma Contrée et de Chocolat, puis nous sommes allés manger une glace et jeter un oeil à la Grande Eglise sur l'esplanade.
En rentrant, crevés, nous nous sommes plantés tous les deux devant le dvd de Big Fish qu'il n'avait jamais vu, et au fil du film et de nos évolutions (il se levait pour aller remettre un coussin, moi pour aller allumer la lumière dans la pièce de plus en plus sombre), nous nous rapprochions, d'abord ma main dans la sienne, puis son bras autour de moi, puis des becs déposés sur ma joue, au creux de mon cou.
Est arrivé le souper, puis après le souper nous avons dansé juste les deux dans la cuisine, nous sommes tombés dans le dossier des fichiers qu'il m'avait envoyé, des slows langoureux, des mazurkas, du tango. Nos joues ont glissé l'une contre l'autre, s'évitant et se cherchant, baisers furtifs dans le cou, sur la joue, contre le front. Les yeux dans les yeux. Le premier baiser. Puis nous sommes montés et nous nous sommes simplement assis sur mon lit, lui qui me servait de dossier et moi dans ses bras, tout doucement, puis nous avons glissé, de plus en plus loin.
Nous n'avons pas été jusqu'au bout, par manque de "matériel", dirons-nous, et nous étions les deux d'accord sur ce point, que sans protection c'était juste pas la peine d'y penser. Endormis dans les bras l'un de l'autre, c'était notre première nuit.
Hier nous sommes allés nous balader l'après-midi en forêt, trois heures de marche dans un décor de faërie et nous avons fait un crochet par la gare en rentrant. Puis le soir, sentant venir la fatigue, nous sommes montés nous coucher et nous retombions sur le même problème que la veille. J'ai sorti alors de mon sac le paquet bleu que j'avais acheté dans le plus grand mystère à la pharmacie de la gare. Il a souri, il aurait pu attendre, mais moi je n'avais pas envie d'attendre.
Magique, je crois que c'est le mot, juste magique. Quelque chose qui prend aux tripes et qui ne s'en va pas. Un relâchement de tension, un bonheur tellement extrême que les larmes en coulent sans tristesse, que le vide se fait dans l'esprit, comme par magie. Il y a des certitudes qui se créent en un instant, des certitudes qui ne sont qu'espérance pendant un moment, croyance, jusqu'à ce qu'elles deviennent des certitudes, comme par magie.
C'est le Bon.
Il est venu pour un bal costumé, en chat, dans une ville à mi-chemin entre la mienne et la sienne. Il est arrivé tout timide, comme désintéressé, ou plutôt comme quelqu'un qui n'ose pas, mais qui aimerait bien. Ses yeux parlaient pour lui mais je ne savais pas si je pouvais les croire, alors j'ai attendu. Presque tout le bal, à l'entre-groupe, Mille chantait, nous avons dansé.
C'était électrique et très doux à la fois, c'était intense et c'est à regret que je l'ai lâché à la fin de la danse, à la fin de l'étreinte. Puis nous sommes rentrés, deux heures de route dans l'autre sens. Des discussions sur tout et rien. Arrivés, nous avons bu un thé avant d'aller dormir. Le moment délicat était arrivé, nous n'avions pas parlé d'amour ni de rien de cela, où allait-il dormir ?
Nous avons opté pour un compromis, dans ma chambre, sur un matelas à côté. Sa tête était vers moi, il m'a tout d'abord caressé le bras puis m'a pris la main. C'était si chou, si doux, à ce simple contact je frissonnais. Mais au matin, rien de plus, rien de nouveau. Nous nous sommes levés comme deux amis sans plus, avons déjeuné et sommes sortis nous promener. Sous l'effet de sa présence je me sentais pousser des ailes. Je lui ai montré le Lac qui jouait à la Mer, la brume dorée qui flottait au-dessus, les rives d'un vert transparent, les plages de galets et, alors que je lui montrais tout cela, sans souffler mot, il m'a pris la main.
Je ne l'ai pas regardé mais j'ai souri. Et tout au long du chemin c'était comme s'il y avait deux soleils qui tournaient autour de nous. A midi nous sommes revenus et nous avons fait la cuisine. Et c'était comme dans mes rêves, la musique, la danse, la cuisine, il m'aidait en tous points comme j'avais rêvé que quelqu'un le fasse. Nous étions si bien l'un dans la tête de l'autre, pensant aux mêmes choses aux mêmes moments que c'en était incroyable.
J'ai réveillé ma soeur, j'ai joué du piano pour lui et, l'après-midi, nous sommes allés nous balader en ville tous les trois. Lui et moi, et elle. C'était facile, comme évident, c'était comme si nous étions ensembles, mais pas tout à fait non plus, seules nos mains entrelacées disaient que oui. Nous avons fait le plein incontournable d'Absinthe de ma Contrée et de Chocolat, puis nous sommes allés manger une glace et jeter un oeil à la Grande Eglise sur l'esplanade.
En rentrant, crevés, nous nous sommes plantés tous les deux devant le dvd de Big Fish qu'il n'avait jamais vu, et au fil du film et de nos évolutions (il se levait pour aller remettre un coussin, moi pour aller allumer la lumière dans la pièce de plus en plus sombre), nous nous rapprochions, d'abord ma main dans la sienne, puis son bras autour de moi, puis des becs déposés sur ma joue, au creux de mon cou.
Est arrivé le souper, puis après le souper nous avons dansé juste les deux dans la cuisine, nous sommes tombés dans le dossier des fichiers qu'il m'avait envoyé, des slows langoureux, des mazurkas, du tango. Nos joues ont glissé l'une contre l'autre, s'évitant et se cherchant, baisers furtifs dans le cou, sur la joue, contre le front. Les yeux dans les yeux. Le premier baiser. Puis nous sommes montés et nous nous sommes simplement assis sur mon lit, lui qui me servait de dossier et moi dans ses bras, tout doucement, puis nous avons glissé, de plus en plus loin.
Nous n'avons pas été jusqu'au bout, par manque de "matériel", dirons-nous, et nous étions les deux d'accord sur ce point, que sans protection c'était juste pas la peine d'y penser. Endormis dans les bras l'un de l'autre, c'était notre première nuit.
Hier nous sommes allés nous balader l'après-midi en forêt, trois heures de marche dans un décor de faërie et nous avons fait un crochet par la gare en rentrant. Puis le soir, sentant venir la fatigue, nous sommes montés nous coucher et nous retombions sur le même problème que la veille. J'ai sorti alors de mon sac le paquet bleu que j'avais acheté dans le plus grand mystère à la pharmacie de la gare. Il a souri, il aurait pu attendre, mais moi je n'avais pas envie d'attendre.
Magique, je crois que c'est le mot, juste magique. Quelque chose qui prend aux tripes et qui ne s'en va pas. Un relâchement de tension, un bonheur tellement extrême que les larmes en coulent sans tristesse, que le vide se fait dans l'esprit, comme par magie. Il y a des certitudes qui se créent en un instant, des certitudes qui ne sont qu'espérance pendant un moment, croyance, jusqu'à ce qu'elles deviennent des certitudes, comme par magie.
C'est le Bon.
Ecrit par Mini-Beille, à 17:56 dans la rubrique Maintenant.
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Lundi (02/03/09)
Equilibriste
Je me laisse en suspens, pour quelques minutes, je relâche la pression.
Dans cette salle d'informatique, tout sauf anonyme, tout le monde peut voir que j'écris, mais tout le monde s'en fiche aussi, chacun est concentré sur son propre ouvrage, ses préoccupations personnelles. Je pourrais bien écrire ce que je veux, personne ne regarde. Personne n'a envie de regarder en fait, par peur que l'autre regarde ce que lui fait peut-être.
C'est fou, comme entourée j'écris mieux, comme tout passe facilement, des réflexions bizarres, que je ne ferais jamais à voix haute (déjà on me prend un peu pour une folle, alors là, ça serait le sommet...). Facebbok ouvert, le Sphinx en ligne.
Rien de nouveau sous le brouillard enfin revenu. Il a quelque chose de rassurant ce grand manteau gris, et pourtant je m'étais déjà habituée au soleil, et il me manque. Il ne fait plus vraiment froid, l'hiver s'en va, le printemps va sans doute arriver un jour, mais ce n'est pas pour demain. Les manteaux font un régime, les bus se vident, les ballerines réapparaissent.
C'est très bizarre de me dire que j'ai vécu toute une matinée sans penser à mes histoires de coeur, bon pas tout à fait, je l'admet, j'y ai pensé un moment en bâillant ce matin. Mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup moins de temps à y consacrer qu'il y a deux semaines. Pourtant elle n'est pas moins remplie. entre un Lutin qui pleure, un Chaton qui raconte, sans parler de tous les autres, j'ai de quoi faire. Mais c'est annexe.
annexe, j'arrive à me dire que tout ceci est annexe. Ma vie ne gravite pas autour de ça. Mais autour de quoi alors ? Des bals ? Je n'en fais que le week-end ! Des cours ? Ce n'est pas avec mes vingt heures par semaine que je vais être obsedée par cela ! Mon ménage ? J'arrive à ne pas faire plus d'une heure et demie de tâches ménagères par jour (mais j'en fais quand même une heure et demie par jour, sans compter les repas), j'effleure mon piano tous les jours mais sans m'y enchaîner, même Corentin mon ordinateur se plaint de mes trop rares visites.
Alors quoi ? Par quoi ai-je remplacé tout ce temps libre qui me pesait et me plombait mes journées ?
Mais par tout ça voyons, par ces vingt et quelques heures de cours, cette heure et demie de ménage, ce quart d'heure de piano, cette demi-heure consacrée à l'organisation des bals, ces trois autres quarts d'heure où je réponds à mes correspondants, cette heure de sport, cette foule de petites choses qui l'une dans l'autre ne pèsent rien mais qui mises ensembles font une vie.
Dans cette salle d'informatique, tout sauf anonyme, tout le monde peut voir que j'écris, mais tout le monde s'en fiche aussi, chacun est concentré sur son propre ouvrage, ses préoccupations personnelles. Je pourrais bien écrire ce que je veux, personne ne regarde. Personne n'a envie de regarder en fait, par peur que l'autre regarde ce que lui fait peut-être.
C'est fou, comme entourée j'écris mieux, comme tout passe facilement, des réflexions bizarres, que je ne ferais jamais à voix haute (déjà on me prend un peu pour une folle, alors là, ça serait le sommet...). Facebbok ouvert, le Sphinx en ligne.
Rien de nouveau sous le brouillard enfin revenu. Il a quelque chose de rassurant ce grand manteau gris, et pourtant je m'étais déjà habituée au soleil, et il me manque. Il ne fait plus vraiment froid, l'hiver s'en va, le printemps va sans doute arriver un jour, mais ce n'est pas pour demain. Les manteaux font un régime, les bus se vident, les ballerines réapparaissent.
C'est très bizarre de me dire que j'ai vécu toute une matinée sans penser à mes histoires de coeur, bon pas tout à fait, je l'admet, j'y ai pensé un moment en bâillant ce matin. Mais dans l'ensemble, j'ai beaucoup moins de temps à y consacrer qu'il y a deux semaines. Pourtant elle n'est pas moins remplie. entre un Lutin qui pleure, un Chaton qui raconte, sans parler de tous les autres, j'ai de quoi faire. Mais c'est annexe.
annexe, j'arrive à me dire que tout ceci est annexe. Ma vie ne gravite pas autour de ça. Mais autour de quoi alors ? Des bals ? Je n'en fais que le week-end ! Des cours ? Ce n'est pas avec mes vingt heures par semaine que je vais être obsedée par cela ! Mon ménage ? J'arrive à ne pas faire plus d'une heure et demie de tâches ménagères par jour (mais j'en fais quand même une heure et demie par jour, sans compter les repas), j'effleure mon piano tous les jours mais sans m'y enchaîner, même Corentin mon ordinateur se plaint de mes trop rares visites.
Alors quoi ? Par quoi ai-je remplacé tout ce temps libre qui me pesait et me plombait mes journées ?
Mais par tout ça voyons, par ces vingt et quelques heures de cours, cette heure et demie de ménage, ce quart d'heure de piano, cette demi-heure consacrée à l'organisation des bals, ces trois autres quarts d'heure où je réponds à mes correspondants, cette heure de sport, cette foule de petites choses qui l'une dans l'autre ne pèsent rien mais qui mises ensembles font une vie.
J'ai un nouvel ami cette année, mon agenda. J'ai vécu dix-neuf ans sans en avoir, pour ma vingtième année j'ai arrêté de me stresser. Un deuxième ami aussi, mon carnet journalier. Dix choses à faire chaque jour, des petites choses comme "travailler l'iconographie", des résumés de mes journées d'heure en heure. Je perds cinq minutes le matin, mais ce sont des heures que je gagne, car sans plus réfléchir je fais une chose après l'autre en étant sûre de ne rien oublier. J'agende l'épilation de mes papattes d'ours, même mon lavage hebdomadaire de cheveux, le pliage de la lessive, le passage à la salle de sport, tout.
Sans perdre une seconde, je m'attelle à toute tâche susceptible d'être accomplie, je me dope à l'adrénaline et au contentement de moi, résultat de toute cette agitation. Je ne sais pas si je suis plus heureuse, je crois que je n'ai pas vraiment le temps de me poser la question en fait. Mais à 18h30 en général, rarement plus tard, douze heures après l'avoir commencée, ma journée est terminée et je fais ce que je veux de mes soirées. Je sors plus aussi, vu que j'ai plus de temps. Je lis plus, je regarde plus de films, je parle avec plus de gens, je reçois les compliments de plus de soupirants.
Est-ce que c'est équilibré ? Je ne me suis jamais sentie mieux je crois. Ma vie tourne autour de moi, enfin.
Sans perdre une seconde, je m'attelle à toute tâche susceptible d'être accomplie, je me dope à l'adrénaline et au contentement de moi, résultat de toute cette agitation. Je ne sais pas si je suis plus heureuse, je crois que je n'ai pas vraiment le temps de me poser la question en fait. Mais à 18h30 en général, rarement plus tard, douze heures après l'avoir commencée, ma journée est terminée et je fais ce que je veux de mes soirées. Je sors plus aussi, vu que j'ai plus de temps. Je lis plus, je regarde plus de films, je parle avec plus de gens, je reçois les compliments de plus de soupirants.
Est-ce que c'est équilibré ? Je ne me suis jamais sentie mieux je crois. Ma vie tourne autour de moi, enfin.
Ecrit par Mini-Beille, à 13:51 dans la rubrique Maintenant.
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Dimanche (01/03/09)
Des nouvelles en vrac
Ah et sinon dans le désordre :
Mardi j'ai bu une bouteille de blanc parce que je me sentais pas bien, ça a pas vraiment aidé, mais j'ai parlé plus facilement avec des gens, dont Tom.
J'ai reçu trois lettres pour la St-Valentin, dont une anonyme (je sais toujours pas qui c'est), et c'est pas le Lutin.
J'ai dragué Millie outrageusement le week-end passé et j'ai eu droit à la réflexion qu'avec moi les mecs étaient inutiles et un bec.
Je guerroie contre mon petit coussin de graisse sur le ventre, mais je viens gentiment à bout à force de légumes verts et d'abdos, prochain objectif : mes fesses !
Je porte des sous-vêtements rouges, j'en ai acheté plein le mois passé, alors qu'il y a une année et même un peu moins, je trouvais que ça ferait pute sur moi.
Je bosse mon piano tous les jours (tout le monde s'en fout, sauf mon prof de piano et moi-même).
J'arrive à finir ma liste de choses à faire tous les jours, et c'est bon pour le moral !
J'ai vraiment envie d'un nouveau portable.
Mon anniversaire c'est la semaine prochaine.
Demain, ou du moins quand je mettrai ma jupe écossaise, je mettrai du rouge à lèvres rouge !
Mardi j'ai bu une bouteille de blanc parce que je me sentais pas bien, ça a pas vraiment aidé, mais j'ai parlé plus facilement avec des gens, dont Tom.
J'ai reçu trois lettres pour la St-Valentin, dont une anonyme (je sais toujours pas qui c'est), et c'est pas le Lutin.
J'ai dragué Millie outrageusement le week-end passé et j'ai eu droit à la réflexion qu'avec moi les mecs étaient inutiles et un bec.
Je guerroie contre mon petit coussin de graisse sur le ventre, mais je viens gentiment à bout à force de légumes verts et d'abdos, prochain objectif : mes fesses !
Je porte des sous-vêtements rouges, j'en ai acheté plein le mois passé, alors qu'il y a une année et même un peu moins, je trouvais que ça ferait pute sur moi.
Je bosse mon piano tous les jours (tout le monde s'en fout, sauf mon prof de piano et moi-même).
J'arrive à finir ma liste de choses à faire tous les jours, et c'est bon pour le moral !
J'ai vraiment envie d'un nouveau portable.
Mon anniversaire c'est la semaine prochaine.
Demain, ou du moins quand je mettrai ma jupe écossaise, je mettrai du rouge à lèvres rouge !
Ecrit par Mini-Beille, à 21:33 dans la rubrique Maintenant.
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Allées et Venues
Des jours qui s'égrènent.
Je ne les vois même plus défiler, chaque semaine étant un an, chaque heure étant aussi remplie qu'un mois.
Entre les cours, la danse, mes collègues d'Uni, dur de trouver un moment pour soi, le mariage d'une copine me tombe dans les bras, un festival de courts métrages, des soirées plus que chargées s'enchaînent et m'enchaînent à un quotidien qui se démultiplie à l'infini.
Je croyais que je n'aurais pas le temps en plus de gérer mes affaires de coeur, mais c'était sans compter sur mes retours de balanciers.
Des gens sortent de ma vie, Jojo se transforme peu à peu en doux souvenir, il y a quelque chose qui m'a échappé, mais elle ne sort plus en bal. C'est un peu triste, mais si ça lui va mieux comme ça, c'est son choix et je serais bien mal placée pour la critiquer. Ben n'est pas au plus proche de moi, le dernier bal qui nous a réunit par hasard n'a pas été des plus fabuleux. Le Troubadour aussi, mais sans totalement partir, il est sorti de ma sphère privée, mais notre relation d'anciens amants nous permet aussi d'autres choses. Il y a une collaboration qui ne s'éteint pas, comme d'aucuns auraient pu l'attendre.
D'autres personnes reviennent en force. Greg, le Sphinx et Tom sont plus présents que jamais. Tom laissant sous-entendre que cet été il pourrait éventuellement se passer quelques trucs. Le Sphinx décrivant des cercles de plus en plus concentriques autour de moi. Greg en adoptant lui aussi cette position d'ancien amant, mais plus proche désormais du frère.
Le Lutin revient lui aussi. Délaissé le week-end passé, tellement j'étais fascinée par Millie, je n'ai pas vu tous ces signaux, ou plutôt je n'en ai pris conscience que plus tard. Martyrisé ce week-end. Il en est venu à pleurer, et à s'appuyer contre moi.
Un nouveau venu également. Je l'appellerai Chaton, car il adore les chats. Il connaît et admire Greg, sans que celui-ci sache pourquoi, car lui ne l'aime pas énormément. Croisé par hasard en novembre, puis le week-end passé, invité à danser. Cet après-midi, insouciante, je me suis mise en tête de le retrouver, il lui a fallu peu de temps pour me remettre et me dire qu'il avait été tout intimidé par moi avant de me conter fleurette à coup de jazz et de belles paroles. Charmant (et je le dis sans ironie).
Une nouvelle correspondance voit le jour, de nouvelles soirées passées à discuter en perspective, un nouveau but à atteindre, et si ce n'est lui, ce sera Tom, ou le Sphinx, ou le Lutin, ou un nouveau venu dont j'ignore encore tout. Une des chansons pourtant qu'il m'a envoyé me fait penser au Lutin, elle parle d'un accordéoniste, j'imaginais tout à fait le tableau dépeint.
Et demain, après les cours, détour par la salle de sport, histoire de rentabiliser mon abonnement, même si je l'ai pris parce qu'il était réduit ce semestre, ce n'est pas une raison pour ne pas y aller du tout comme l'an passé. Mes histoires de coeur reléguées au second plan jusqu'à ce que le soleil se couche, trop d'autres choses dont m'occuper pour y penser plus de la demi-heure consacrée à ma pause-déjeuner. Des gens à voir, d'autres à appeler, ma vie à nouveau bien remplie me plaît, et ces retours reviennent, le long du Lac, maîtresse de ma vie et de l'Univers à nouveau. Je navigue de cours en rendez-vous, de MàJ en organisations, de soirées en séances de cocooning avec du thé vert de Jojo.
Mini-Beille est de retour dans sa vie réglée à la minute près, et va récupérer sa montre dès mercredi soir.
Je ne les vois même plus défiler, chaque semaine étant un an, chaque heure étant aussi remplie qu'un mois.
Entre les cours, la danse, mes collègues d'Uni, dur de trouver un moment pour soi, le mariage d'une copine me tombe dans les bras, un festival de courts métrages, des soirées plus que chargées s'enchaînent et m'enchaînent à un quotidien qui se démultiplie à l'infini.
Je croyais que je n'aurais pas le temps en plus de gérer mes affaires de coeur, mais c'était sans compter sur mes retours de balanciers.
Des gens sortent de ma vie, Jojo se transforme peu à peu en doux souvenir, il y a quelque chose qui m'a échappé, mais elle ne sort plus en bal. C'est un peu triste, mais si ça lui va mieux comme ça, c'est son choix et je serais bien mal placée pour la critiquer. Ben n'est pas au plus proche de moi, le dernier bal qui nous a réunit par hasard n'a pas été des plus fabuleux. Le Troubadour aussi, mais sans totalement partir, il est sorti de ma sphère privée, mais notre relation d'anciens amants nous permet aussi d'autres choses. Il y a une collaboration qui ne s'éteint pas, comme d'aucuns auraient pu l'attendre.
D'autres personnes reviennent en force. Greg, le Sphinx et Tom sont plus présents que jamais. Tom laissant sous-entendre que cet été il pourrait éventuellement se passer quelques trucs. Le Sphinx décrivant des cercles de plus en plus concentriques autour de moi. Greg en adoptant lui aussi cette position d'ancien amant, mais plus proche désormais du frère.
Le Lutin revient lui aussi. Délaissé le week-end passé, tellement j'étais fascinée par Millie, je n'ai pas vu tous ces signaux, ou plutôt je n'en ai pris conscience que plus tard. Martyrisé ce week-end. Il en est venu à pleurer, et à s'appuyer contre moi.
Un nouveau venu également. Je l'appellerai Chaton, car il adore les chats. Il connaît et admire Greg, sans que celui-ci sache pourquoi, car lui ne l'aime pas énormément. Croisé par hasard en novembre, puis le week-end passé, invité à danser. Cet après-midi, insouciante, je me suis mise en tête de le retrouver, il lui a fallu peu de temps pour me remettre et me dire qu'il avait été tout intimidé par moi avant de me conter fleurette à coup de jazz et de belles paroles. Charmant (et je le dis sans ironie).
Une nouvelle correspondance voit le jour, de nouvelles soirées passées à discuter en perspective, un nouveau but à atteindre, et si ce n'est lui, ce sera Tom, ou le Sphinx, ou le Lutin, ou un nouveau venu dont j'ignore encore tout. Une des chansons pourtant qu'il m'a envoyé me fait penser au Lutin, elle parle d'un accordéoniste, j'imaginais tout à fait le tableau dépeint.
Et demain, après les cours, détour par la salle de sport, histoire de rentabiliser mon abonnement, même si je l'ai pris parce qu'il était réduit ce semestre, ce n'est pas une raison pour ne pas y aller du tout comme l'an passé. Mes histoires de coeur reléguées au second plan jusqu'à ce que le soleil se couche, trop d'autres choses dont m'occuper pour y penser plus de la demi-heure consacrée à ma pause-déjeuner. Des gens à voir, d'autres à appeler, ma vie à nouveau bien remplie me plaît, et ces retours reviennent, le long du Lac, maîtresse de ma vie et de l'Univers à nouveau. Je navigue de cours en rendez-vous, de MàJ en organisations, de soirées en séances de cocooning avec du thé vert de Jojo.
Mini-Beille est de retour dans sa vie réglée à la minute près, et va récupérer sa montre dès mercredi soir.
Ecrit par Mini-Beille, à 21:14 dans la rubrique Maintenant.
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Mardi (10/02/09)
Le Rossignol s'est tu
Pour quelques jours.
Plus de Troubadour.
Plus pour moi du moins, séparation tant de fois imaginée, dont j'ai tant de fois imaginé le moyen et la manière. Une semaine avant que je ne craque, c'est lui.
Soulagée en un sens, je n'y trouvais plus mon compte et je voyais trop ailleurs ce qui pouvait m'attendre. Le Lutin, Ben et tous les autres.
Combien de temps avant que je ne sois à nouveau prise, à nouveau avec quelqu'un, je ne manque pas de choix, mais mon premier choix est entre parenthèses.
Un baiser, pour la St-Valentin ?
Plus de Troubadour.
Plus pour moi du moins, séparation tant de fois imaginée, dont j'ai tant de fois imaginé le moyen et la manière. Une semaine avant que je ne craque, c'est lui.
Soulagée en un sens, je n'y trouvais plus mon compte et je voyais trop ailleurs ce qui pouvait m'attendre. Le Lutin, Ben et tous les autres.
Combien de temps avant que je ne sois à nouveau prise, à nouveau avec quelqu'un, je ne manque pas de choix, mais mon premier choix est entre parenthèses.
Un baiser, pour la St-Valentin ?
Ecrit par Mini-Beille, à 23:34 dans la rubrique Maintenant.
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Jeudi (05/02/09)
Pause
Je me met en pause.
Du Lutin s'entend, pas de vous, enfin, autant qu'il me le permettra lui-même, car je n'ai aucune illusion, il suffira d'un geste ou d'un regard tendre pour que je retombe aussitôt dans ses filets.
Mais là je dis stop. Enfin je ne lui ai rien dit, mais j'arrête de me triturer la tête à son propos.
Mardi je me suis fait un pêtage de plombs en bonne et due forme. Fatigue chronique d'une semaine trop éprouvante, nerveusement, physiquement, des heures passées sur un bal à organiser, des échappées du Lutin. Tantôt et tantôt pas assez présent.
Faible encore de mon histoire avec l'Invertebré, les échafaudages de fortune ont cassé, trop lourd, trop dur, ils ont cédé et avec mes barrières faites en vitesse qui partaient au loin me sont apparues toutes les failles en moi que j'avais à combler, à réparer.
Je croyais discuter avec Tom, mais c'est sur Ben que j'ai déversé mes larmes. C'est quand il m'a appelée Princesse que j'ai compris que ce n'était pas l'ami habituel que j'avais sur msn. Il m'a raccommodée, recousu mes plaies, séché mes larmes. Il a été l'ami, le psy, l'amoureux, tout.
J'ai pu dire enfin que je ne pouvais plus croire en moi, que je n'en avais plus vraiment la force, il me fallait un but et il fallait que quelqu'un croie en moi et m'admire, parce que moi seule je n'y arrivais plus. Et cette relation de quasi-dépendance, de dépendance mutuelle en fait, est bien loin de celle que j'entretiens avec le Troubadour.
Cassée, brisée, les séquelles sont encore là, marquées, profondes. Sur le coup je m'en sortais bien, mais j'ai l'impression d'avoir tout perdu, tout le moi que je m'étais construit. L'impression que c'est moi qui ai le plus perdu dans cette affaire au final. C'est peut-être égoïste, mais cette question de l'égoïsme n'est que pure rhétorique en ce moment pour moi. Combien de fois devrai-je tout redémarrer à zéro, pour être enfin débarassée de ce faux prince ?
Avec ça le Lutin qui a dormi chez moi ce week-end, seul, alors que le Troubadour partait tôt le dimanche matin. Des occasions peut-être manquées, peut-être pas, des cadeaux, des sourires, des morceaux de rêve, des étreintes, une danse parfaite, un baiser volé, dans le cou toujours. Je le raconte, mais pour ne plus y revenir par la suite, du moins pas avant que quelque chose d'autre se produise. Mais à lui de venir cette fois, je n'irai pas le chercher, plus, du moins pas tant que je suis dans cet état d'esprit.
"Ben", un nom tout simple pour quelqu'un de tout simple et qui semble a priori l'homme parfait. Il va venir habiter à environ 150 km de chez moi (536 pour l'instant), et il va faire des bals aussi. Qui vivra verra. Mais s'il arrive à m'ôter quelques jours, quelques mois, quelques années, la pensée du Lutin, je ne pourrai que lui en être reconnaissante (voire plus).
En attendant je travaille de mes mains, je m'occupe comme je peux, du moins j'essaye, je dessine un peu, je couds, je sors respirer le soleil et boire l'azur de l'horizon.
Du Lutin s'entend, pas de vous, enfin, autant qu'il me le permettra lui-même, car je n'ai aucune illusion, il suffira d'un geste ou d'un regard tendre pour que je retombe aussitôt dans ses filets.
Mais là je dis stop. Enfin je ne lui ai rien dit, mais j'arrête de me triturer la tête à son propos.
Mardi je me suis fait un pêtage de plombs en bonne et due forme. Fatigue chronique d'une semaine trop éprouvante, nerveusement, physiquement, des heures passées sur un bal à organiser, des échappées du Lutin. Tantôt et tantôt pas assez présent.
Faible encore de mon histoire avec l'Invertebré, les échafaudages de fortune ont cassé, trop lourd, trop dur, ils ont cédé et avec mes barrières faites en vitesse qui partaient au loin me sont apparues toutes les failles en moi que j'avais à combler, à réparer.
Je croyais discuter avec Tom, mais c'est sur Ben que j'ai déversé mes larmes. C'est quand il m'a appelée Princesse que j'ai compris que ce n'était pas l'ami habituel que j'avais sur msn. Il m'a raccommodée, recousu mes plaies, séché mes larmes. Il a été l'ami, le psy, l'amoureux, tout.
J'ai pu dire enfin que je ne pouvais plus croire en moi, que je n'en avais plus vraiment la force, il me fallait un but et il fallait que quelqu'un croie en moi et m'admire, parce que moi seule je n'y arrivais plus. Et cette relation de quasi-dépendance, de dépendance mutuelle en fait, est bien loin de celle que j'entretiens avec le Troubadour.
Cassée, brisée, les séquelles sont encore là, marquées, profondes. Sur le coup je m'en sortais bien, mais j'ai l'impression d'avoir tout perdu, tout le moi que je m'étais construit. L'impression que c'est moi qui ai le plus perdu dans cette affaire au final. C'est peut-être égoïste, mais cette question de l'égoïsme n'est que pure rhétorique en ce moment pour moi. Combien de fois devrai-je tout redémarrer à zéro, pour être enfin débarassée de ce faux prince ?
Avec ça le Lutin qui a dormi chez moi ce week-end, seul, alors que le Troubadour partait tôt le dimanche matin. Des occasions peut-être manquées, peut-être pas, des cadeaux, des sourires, des morceaux de rêve, des étreintes, une danse parfaite, un baiser volé, dans le cou toujours. Je le raconte, mais pour ne plus y revenir par la suite, du moins pas avant que quelque chose d'autre se produise. Mais à lui de venir cette fois, je n'irai pas le chercher, plus, du moins pas tant que je suis dans cet état d'esprit.
"Ben", un nom tout simple pour quelqu'un de tout simple et qui semble a priori l'homme parfait. Il va venir habiter à environ 150 km de chez moi (536 pour l'instant), et il va faire des bals aussi. Qui vivra verra. Mais s'il arrive à m'ôter quelques jours, quelques mois, quelques années, la pensée du Lutin, je ne pourrai que lui en être reconnaissante (voire plus).
En attendant je travaille de mes mains, je m'occupe comme je peux, du moins j'essaye, je dessine un peu, je couds, je sors respirer le soleil et boire l'azur de l'horizon.
Ecrit par Mini-Beille, à 23:41 dans la rubrique Maintenant.
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Lundi (26/01/09)
Lâcheté
Il était là.
Devant moi.
Il est venu chez moi, pendant que Millie était chez le médecin. Boire un café, discuter de tout et de rien, passer un moment.
J'étais morte de peur. Trembler de faire un faux geste, trembler de la lutte contre moi-même. Gagner et perdre à la fois. Je n'ai pas pris sa main, je ne l'ai pas embrassé ni même serré contre moi.
Ne m'applaudissez pas. Ce n'était pas du courage ni de la force. La vérité c'est que je n'ai pas agi par morale. J'avais peur qu'il me repousse, tout simplement. Alors qu'il était venu à moi, venu chez moi. De son plein gré. Quelle idiote ! J'aurais dû profiter, oser, en bas, quand je lui ai dit au revoir, quand il m'a fait la bise, je voulais le serrer contre moi, je n'ai pas osé.
Après avoir fermé la porte derrière lui, je me suis appuyée contre de toutes mes forces. Pour ne pas la rouvrir, pour ne pas le rattraper et lui sauter au cou.
Je suis rarement croyante, mais mon Dieu faites qu'il revienne. Pourquoi avoir gâché cette chance ? J'ai failli mourir en le voyant, en voyant que c'était lui qui avait sonné.
Il a dit que chez ce médecin c'était particulier, des fois il y avait beaucoup de temps à attendre, des fois très peu. Mon Dieu faites qu'il revienne. S'il revient, malgré mes larmes, malgré ma retenue habituelle, malgré tout, je lui saute au cou et je l'embrasse, parole de Mini-Beille.
Devant moi.
Il est venu chez moi, pendant que Millie était chez le médecin. Boire un café, discuter de tout et de rien, passer un moment.
J'étais morte de peur. Trembler de faire un faux geste, trembler de la lutte contre moi-même. Gagner et perdre à la fois. Je n'ai pas pris sa main, je ne l'ai pas embrassé ni même serré contre moi.
Ne m'applaudissez pas. Ce n'était pas du courage ni de la force. La vérité c'est que je n'ai pas agi par morale. J'avais peur qu'il me repousse, tout simplement. Alors qu'il était venu à moi, venu chez moi. De son plein gré. Quelle idiote ! J'aurais dû profiter, oser, en bas, quand je lui ai dit au revoir, quand il m'a fait la bise, je voulais le serrer contre moi, je n'ai pas osé.
Après avoir fermé la porte derrière lui, je me suis appuyée contre de toutes mes forces. Pour ne pas la rouvrir, pour ne pas le rattraper et lui sauter au cou.
Je suis rarement croyante, mais mon Dieu faites qu'il revienne. Pourquoi avoir gâché cette chance ? J'ai failli mourir en le voyant, en voyant que c'était lui qui avait sonné.
Il a dit que chez ce médecin c'était particulier, des fois il y avait beaucoup de temps à attendre, des fois très peu. Mon Dieu faites qu'il revienne. S'il revient, malgré mes larmes, malgré ma retenue habituelle, malgré tout, je lui saute au cou et je l'embrasse, parole de Mini-Beille.
Ecrit par Mini-Beille, à 11:59 dans la rubrique Maintenant.
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