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Dimanche (10/03/13)
Besoins
J'ai besoin qu'on m'aime.

Je pensais avoir besoin que tu m'aimes petit Sphinx.

Oui, ça aurait été beaucoup plus facile que tu m'aimes.

En fait on en a pas parlé. Mais je ne penses pas que tu m'aimes.

C'est plus simple si c'est quelqu'un d'autre qui nous aime. Quelqu'un d'autre que nous.

J'ai tellement d'amour à te donner. A te donner ?

A me donner.

Briser la carapace, tu disais, ce week-end.

Briser la carapace, mais c'est dur. Mais comment y arriver ? Après des années à l'avoir consolidée.

Pourquoi attendre des autres ce que je ne peux pas me donner ?

Pourquoi attendre des autres ? Tout court.

Aujourd'hui, j'ai voulu faire un pas en avant. Et c'était dur. L'elfe avait dit que ce serait dur. Je savais que ce serait dur. Mais c'était surtout dur avant. De lever le pied en l'air. Mais en le posant j'ai ressenti ce calme.

Je ne t'aime pas.

Enfin. Si. Je t'aime.

Mais pas comme ça.

Plus. Différemment.

Je cherchais à ce que tu combles un vide qui ne devrait pas exister. Que tu ne peux pas combler. Et ce vide a pris de telles proportions qu'il en est devenu un gouffre. Je suis devenue un gouffre.

Ces temps, quand je claviote, mes doigts gardent la majuscule pour JE en début de phrase. Comme si j'avais besoin d'affirmer ce JE.

On a beaucoup parlé ce week-end. Je n'ai pas pleuré, seulement à la fin. Les potions magiques m'ont fait tenir jusque-là. Tu m'as dit qu'il fallait laisser les potions magiques de côté quelques temps, juste pour ressentir et reconnaître les émotions. Tu avais raison. Depuis ce matin mes larmes coulent mais je me sens apaisée. Douloureusement, je vais vers le calme.

Je croyais me soigner de ton manque d'amour. Mais je soignais le mien. Je l'ai découvert cet après-midi. Grâce à toi, encore. Sans potion magique. Je me suis laissée submerger par les émotions. Par mes peurs. Par mes envies. Et je t'ai parlé. Demain je dors chez toi. Tu m'as dit que je savais où était la chambre d'amis. Je t'ai demandé laquelle, celle en haut de l'escalier ou celle à côté de la salle de bains. Tu m'as dit " :P Non, Mini-Beille, tu ne dormiras pas dans mon lit".

Je m'y attendais. Et je m'attendais à un gros coup dans la poitrine, ou quelque chose, un roulement de tonnerre. Mais rien. Juste une paix immense. Bien sûr que ça me fait chier. Bien sûr que j'aimerais que tu m'aimes et que tu aies envie de moi.

Mais tu m'aimes. Tu te soucies de moi. Peut-être pas comme ça. Mais tu ne vas pas me repousser. Tu ne vas pas me jeter de ta vie. Tu as une certaine forme d'attirance pour moi aussi. Sinon tu ne ferais pas ce que tu fais. Ces effleurements, ces danses, ces câlins, ces allusions.

Je dédramatise. J'apprends. Je grandis. Il est temps.

Demain j'aurai envie de parler un peu. Je viens de te le demander. En fait. C'est facile de te dire les choses maintenant. J'ai moins peur. J'ai moins peur que tu me rejettes. J'ai moins peur que tu te moques. Tu le fais moins, ça aide aussi.

En attendant, avant toi, je verrai l'elfe. Il a dit oui. Les gens me disent oui. Il faut demander. Demander pour être exaucé.

Et demain il faut que je cherche du boulot. Le mois d'avril est bientot là.

Ecrit par Mini-Beille, à 21:58 dans la rubrique Maintenant.
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Mercredi (13/02/13)
Retour
Il y a des retours qui font du bien.

Il y a des retours où on contemple le chemin parcouru.

Il y a des retours enfin où on arrive, on fait une lessive, et on repart le lendemain sac au dos.

C'est presque ça.

Petite abeille nomade, je vis de place en place.

Les retours sont autant de départs.

Que fuis-je ? Qui fuis-je ? Qui suis-je ?

Autant de questions qui n'ont pas de réponses. Ou si.

Je fuis un quotidien figé. Je fuis la stabilité. Une stabilité qui s'approche d'un enlisement. Je fuis la douleur. Je fuis le malheur. Je fuis ceux qui me rejette. Je fuis celle que je ne veux pas être. Je fuis des comportements que je hais en moi-même et chez les autres.

Je suis une fille. Je suis une danseuse. Je suis une chanteuse. Je suis une musicienne. Je suis une amie fidèle. Je suis une curieuse. Je suis une enthousiaste. Je suis une chose fragile aussi.

Colle pas assez sèche, j'étais brisée.

J'ai été une amante, j'ai été une amoureuse, j'ai été une enfant, j'ai été un jouet.

Je souffre.

J'aime.

Je crois que j'ai fait peur au serveur sur Starbucks qui avait fait un coeur en cacao sur mon latte et à qui j'ai jeté un regard noir.

Encore tant de choses à dire. Encore tant de choses à penser.

Là maintenant. Tout de suite.

Je ressens la crainte, vigilance constante, prête à changer de fenêtre quand un collègue passera. Je ressens la solitude de ne pas avoir d'amoureux pour cette St-Valentin, la première depuis 9 ans seule. Je ressens la peur de l'inconnu, du futur. Je ressens les tensions dans mon dos parce que je ne suis pas foutue de m'asseoir droite. Je ressens la fatigue parce que je ne dors pas assez, et que ma fatigue physique commence à devenir émotionnelle. J'ai peur. J'ai peur que le Sphinx ne m'aime pas. J'ai peur de ne pas l'aimer vraiment et de me lasser de lui vite. J'ai peur de me faire abandonner. J'ai peur de l'espoir et de l'amour. J'ai peur. De beaucoup de choses. J'ai peur de ne pas être aimée. J'ai peur de ne pas me suffire à moi-même.

JE dis que je ne crois plus au couple, plus à l'amour.

Je ne suis pas sûre que je pourrais vivre en couple maintenant.

J'ai besoin de trop. De trop d'amour, de trop de liberté, de trop de confort, de trop.

Je ne sais pas si j'arriverais à vivre ma vie. J'ai besoin de douceur, de repos. Assez des blessures.

Je vois tous ses défauts. Enfin non, pas tous, mais ceux qu'il m'a laissé voir. Je suis consciente qu'il est fragile. Qu'il est blessant. Mais je crois que je l'aime quand même.

J'avance. Je me force à avancer. A creuser dans la gangrène. Et ça fait mal. Mais petit à petit j'avance.

Ce qui compte, ce n'est pas le but, c'est le chemin, et de continuer sur le chemin.


Ecrit par Mini-Beille, à 15:32 dans la rubrique Maintenant.
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Lundi (04/02/13)
A quoi tu joues ?
A quoi tu joues, petit Sphinx ?

Il suffirait que je dise que je ne veux plus de toi, que je me détache de toi pour que tu accoures ?

Quelle était cette discussion ce soir, sur Facebook ?

Pourquoi ces remarques ?

Pourquoi ces relances ?

Pourquoi ces questions ?

Pourquoi ces morceaux ?








Pourquoi ?


Pourquoi aujourd'hui alors que j'allais mieux ?

Je vais continuer à me détacher, tu sais.

Je n'ai pas donné dans tes pièges.

Je ne donnerai pas dans la psychose de me demander toute la nuit si tu écoutais ces morceaux en me parlant. S'ils étaient pour moi.

Tu joues avec moi. Comme tu as joué avec toutes les autres. Avec Helen, avec Caro, avec toutes ces filles qui font partie de ton passé. Et comme tu joueras avec toutes celles qui font partie de ton avenir. Je ne veux pas être un présent à jeter une fois déballé, et je ne le serai pas. Si c'est pour finir à la poubelle, je préfère rester emballée sur le bord de ta cheminée, seule parmi tes rares bibelots à rester précieuse, comme une figurine de collection jamais ouverte.

Je ne connaîtrai jamais la douceur de tes baisers, ni la morsure de leur fantômes brûlants par leur absence.

Je ne connaîtrai pas la chaleur de ta passion, non plus que le froid de ton dédain.

En demi-teinte, et tiédeur, je resterai l'amie fidèle mais toujours là, année après année. Et un jour je m'en irai, de froid, de faim, d'amour. Mais j'aurai été la femme la plus longue de ta vie, celle que tu n'auras pas possédée.

Nous sommes deux malades qui ne guériront pas. La différence avec les autres, c'est que nous le savons. Je ne crois plus au couple. Y as-tu jamais cru ? Nous savons que ça ne peut pas marcher. En tout cas moi je le sais. Mais tu joues sur cette lueur d'espoir que je ne peux pas perdre, parce qu'une Mini-Beille sans espoir, ça ne veut rien dire. Parce que je suis formatée comme ça. Malgré toutes mes déceptions et toutes mes blessures.


Ecrit par Mini-Beille, à 00:57 dans la rubrique Maintenant.
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Dimanche (03/02/13)
Non
Non.

Je ne veux pas coucher avec toi.

J'en brûle d'envie mais je te repousserai si tu m'approches.

Ce que tu ne feras pas parce que tu veux que les femmes fassent le dernier pas.

Je te repousserai parce que c'est le seul moyen de me garder dans ta vie.

Helen, ma dernière rivale en date. Helen t'a eu, et elle souffre depuis.

Tu prends les femmes et tu les jettes.

Moi tu ne me prends pas mais tu me gardes.

Qu'ai-je fait ?

Je te hais comme je t'aime.

Ne me prends pas. Ne me tente pas. Mais garde-moi auprès de toi.

Je te l'ai demandé. Ne me vire pas de ta vie. Et tu l'as fait. Tu me gardes. Pourquoi ?


Ecrit par Mini-Beille, à 00:15 dans la rubrique Maintenant.
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Samedi (02/02/13)
Retour
On s'est revus.

Après plus d'un mois d'absence, de presque silence.

Je ne lui parlais plus de rien, plus de moi. Je ne lui parlais que de lui.

Pourquoi ?

Parce qu'avant je ne lui parlais que de moi.

J'ai voulu inverser la balance. Mais ça m'a fait du mal.

Et puis on s'est revus. On a dansé. Il ne me lâchait plus qu'à regret.

Et puis j'ai insisté, qu'il me dépose chez moi, après le cours, qu'il vienne enfin chercher ses cadeaux que je gardais chez moi et sur lesquels mon regard tombait. Comme après une rupture. Viens rechercher tes affaires dans lesquelles je ne veux plus vivre. Il a accepté, on a parlé un peu dans la voiture. De moi. De lui peu, visiblement il ne voulait pas parler de lui.

Et là, quand il est parti, après avoir serré des mains et tapé la bise, je lui ai demandé un câlin. Et je lui ai dit . "Tu m'as manqué, crétin." Et il a dit "C'est toi le crétin." Avec son sourire dentifrice dans la nuit. Avec le Docteur on a encore raconté une anecdote des soirées chez moi. C'était pas voulu. Mais après coup ça faisait comme un "J'ai une vie en-dehors de toi, et elle est plutôt sympa, en fait.". C'est peut-être bien, ça.

Le lendemain on se revoyait. Comité d'association où il m'a engagée. Il avait peu de temps. Il devait partir. Ne pas hurler, ne pas questionner, ne pas le harceler de "Mais tu vas où après ?". J'ai demandé une fois, il a éludé, je n'ai pas insisté. Tu ne veux pas parler ? Ne compte plus sur moi pour t'arracher les confidences. Je n'ai pas envie de te donner gratuitement mon énergie contre rien sinon de l'agacement.

Il a mentionné mon harem. Quatre fois. La première fois, j'ai dit que ça ne le regardait pas et qu'il n'existait plus. La deuxième fois, il l'a estimé à 22 et je lui ai dit qu'il me sous-estimait. La troisième fois, je lui ai dit qu'on pourrait parler du sien aussi. La quatrième fois, j'ai fait remarquer qu'il s'intéressait beaucoup à mon harem, et que je trouvais cela étonnant. Maman Jen a dit qu'un psy trouverait cela très intéressant. Elle n'est pas au courant mais les indices sont trop forts pour qu'elle les ignore bien que je persiste à nier.

Après son départ on a fait de la musique un peu. Il ne sait toujours pas que j'ai un violon. Un jour je jouerai devant lui. On a rigolé, on a dit des choses bêtes sur lui.

Ce week-end il était absent de chez lui, mais quelque part dans le pays parce qu'il est régulièrement connecté sur internet. Je ne sais pas où il était, allait. Mais aujourd'hui il répète avec son groupe.

Hier je suis allée visiter un appartement, un peu sur son conseil. Et du coup je lui ai écrit qu'il m'avait sphinxée jeudi. Un peu, parce que je cherche du boulot, mais pas de manière vraiment intensive vu que je sais que je peux rester chez ma mère encore jusqu'à juin. Il m'a dit de chercher un appart, et que quand j'aurais trouvé, je serai obligée de trouver du travail pour le payer. Il avait raison.

En fait, même quand il n'est pas là et que je ne pense pas "visiblement" à lui, il fait partie de ma vie quand même. Mais là, de hier après-midi à ce matin, pas une trace. Et je me sentais bien. Je me sens bien.

Je me sens bien de faire des choses en-dehors, de ne pas toujours m'inquiéter de ce qu'il fait. Il le fait. Et je ne suis pas avec lui. Pourquoi m'en inquiéter ? Je profite du temps que nous passons ensemble. Et je profite du temps que je passe sans lui pour faire ce que je veux faire moi.




Ecrit par Mini-Beille, à 13:23 dans la rubrique Maintenant.
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Vendredi (04/01/13)
Vindicte
Je crois que je lui en veux quand même.

Ce n'est pas sa faute. Tout comme le Docteur n'est pas pour moi et que je ne suis pas intéressée même s'il reste un bon ami, je ne suis pas pour lui. Je ne joue pas dans la même catégorie. Quand les gens me plaisent VRAIMENT ça ne marche pas. Je vise trop haut peut-être ?

Mais je ne lui en veux pas pour ça. Ce n'est pas son choix de savoir si je lui plais ou pas.

Je lui en veux pour le silence. Parce que je ne peux jamais discuter avec lui. Parce que sa seule réponse est la fuite. Parce que je mets mes tripes sur la table et qu'à chaque fois le silence me répond. Alors je ravale ma fierté et je cache ma honte quelques jours avant d'oser lui reparler, et faire comme si je n'avais rien dit.

Il est très doué pour ça.

Faire comme si les choses n'existaient pas.

Mais c'est injuste.

Je lui en veux pour avoir fait exactement ce que je lui demandais de ne pas faire avant Noël, dans mon dernier déballage de tripes : me virer de sa vie. C'est ça qu'il fait depuis son départ en Suède. Il m'a effacé de sa vie. Peut-être que quand il rentrera, il fera à nouveau comme si rien n'avait changé et qu'il était toujours mon meilleur ami. En attendant, là, je n'existe plus.


Ecrit par Mini-Beille, à 16:20 dans la rubrique Maintenant.
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Bordel
Il y a des changements dans ma vie.

C'est le bordel.

Mais au moins un bordel choisi.

Enfin, semi-choisi.

En juin, bouleversement de tout ce que je croyais connaître.

Adieu Chaton, études.

Je me suis amusée tout l'été, comme une petite cigale, à jouer dans mon tout nouveau harem, le trier, m'en occuper et puis, le laisser tomber.

Miss Papillon et Greg c'est fini aussi.

Le Sphinx est devenu le centre de ma vie.

Non, il l'était déjà.

Je me suis rendue compte que le Sphinx était le centre de ma vie.

J'ai commencé à prendre des Fleurs de Bach pour équilibrer mes humeurs. D'abord une, puis trois, là j'en suis à six, presque quotidiennement. Une préparation faite par moi, matin et soir pour me protéger de moi-même, de mes faiblesses, en attendant que je sois assez fort pour m'en passer.

Et j'ai commencé à creuser.

Creuser comme dans une pomme pourrie.

Creuser comme dans une jambe gangrénée.

Et chaque coup de couteau me fait du mal.

Sphinx m'aide encore et toujours, malgré lui maintenant, à avancer sur ce chemin.

Le Docteur a rejoint la course à la stabilité, rencontré il y a une année. Je suis sa sphingette (dans le sens psy), et au cours de nos discussions, je me rends compte de ce que je fais endurer au Sphinx dans mes demandes incessantes d'appui. Yak aussi fait partie de cette course, et Greg, maintenant revenu des USA. Je me rends compte d'à quel point je peux être chiante.

J'ai des envies de pleurer, mais la fatigue et les hormones sont aussi en cause, mais pas que.

Jamais je n'aurai le Sphinx. Comme plus jamais le Docteur ne m'aura (après un bref passage dans le harem) ou Grizzli. Ce n'est pas que je ne suis pas belle, ou pas intelligente ou pas intéressante. C'est juste qu'il ne me voit pas comme ça. Il ne le dit pas, on n'en parle jamais. On s'est trouvés une fois dans son lit après trop d'alcool et sous son impulsion. Mais ça sera la première et la dernière. Et on n'en parle pas, on n'en parle jamais.

Pendant des mois je me suis torturée à voir dans ses messages et ses attitudes des encouragements qui n'existaient que dans mon envie de le voir se tourner vers moi. Mais cela n'arrivera pas.

Je pleure, je sais que j'écris la vérité.

Je lui écris beaucoup, trop.

Je suis en phase de mutation, mais je ne peux pas atteindre la fin de ma mutation avec lui. Il faut que j'accepte d'être seule. C'est uniquement seule que j'arriverai à être moi.

Je l'aime.

Je ne l'aime pas parce que je vois en lui le peut-être futur père de mes enfants. Ou parce que je veux monter des projets avec lui. Je ne veux plus d'enfants ni de projets. No future. C'est bien no future.

Je l'aime parce que je me sens bien avec lui. Et qu'il me blesse quand je sens que je suis en bordure de sa vie alors qu'il est au centre de la mienne.

C'est mon problème.

De mettre quelqu'un au centre de ma vie. Quelqu'un  mais pas moi.

Je fais des choses folles ces temps. J'ai coupé mes cheveux, plus courts qu'ils ne l'ont jamais été en 20 ans. Débarrassés de toute couleur artificielle.

Renaissance.

En fait, ce n'est pas le bordel dans ma vie, tout va bien, à part moi, à part ma relation de merde avec Sphinx. Sphinx qui m'a dit : "Un jour, tu seras la femme de ma vie, mais c'est con, ce jour-là tu ne voudras plus de moi." Et je sais qu'il a raison. Et c'est le piège.

Je pourrais jouer au fait que je ne veux plus de lui. Mais à ce moment-là ce ne serait pas un vrai changement, pas réellement profond. Je DOIS abandonner, c'est la seule manière d'avancer. D'avancer et qu'il me revienne.

Comment on traite un homme qui nous a dédaigné quand il vient vers nous ?

J'aimerais partir, loin, dans un autre pays. Partir travailler et changer, et qu'il ne me revoie que lorsque j'aurai changé, et que je l'oublie.

C'est crétin, de se dire que la seule manière qu'il me revienne éventuellement c'est de l'oublier.

On a un problème de timing.

Mais je dois l'oublier, pas pour qu'il me revienne, mais pour que JE me revienne à moi-même.

J'ai creusé, creusé loin, j'ai vu mes problèmes, une partie de mes problèmes. Maintenant reste à travailler dessus.
Ecrit par Mini-Beille, à 10:53 dans la rubrique Maintenant.
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Lundi (27/02/12)
Résumé de la situation
Matloup fait partie intégrante de ma vie maintenant.

Je le croise tous les jours sur Facebook, il me demande des nouvelles de moi. Tous les jours.

Chaton est en crises. Crise de panique. Crise de peur. Crise de jalousie.

Il me laisse sortir avec les filles, mais m'interroge au retour, trois fois. Pour comparer les versions. Il les interroge quand je ne suis pas là.

Il lui arrive beaucoup de choses en ce moment. Des dettes, le cap de la trentaine, des complexes. Il me rejette quand je vais vers lui.

Il boude.

Sphinx a une nouvelle obsession, on discute beaucoup tous les deux, lui d'elle, moi de Matloup. On compare. On écrit nos réponses respectives à deux.

A Pâques, on part à Barcelone ensemble, pour un festival. Chaton est jaloux.

Chaton refuse de m'accompagner en sortie, il veut rester à la maison. Il me laisse partir en vieux pyjama, pas rasé, vautré sur le canapé.

Il n'a pas la force de se battre. Se battre.

Contre qui ?

Il se bat, mais de la mauvaise manière. Plus il m'enferme, plus je veux sortir, plus il restreint mes communications avec mes amis, plus j'essaie de les voir. Plus il boude, plus je recherche la proximité de gens joyeux.

Il faudrait.

Il faudrait qu'il se rase, qu'il perde un peu de poids, qu'il se coiffe, qu'il s'habille, qu'il rie, qu'il sorte. L'homme que j'ai connu semble mort. Il n'a jamais eu de tact pour s'habiller, pour se présenter aux autres, mais il était lui. Chaton est devenu un chat gris qui rôde volets clos dans notre chambre et qui fuit la discussion.

Je l'aime.

Mais avec son attitude, il ne soutient pas la comparaison. Pour le moment notre amour nous relie encore, mais le fil s'effiloche, de jour en jour. Chaque parole dure, chaque soupçon, chaque regret est un coup de ciseau dans la toile. Sa collègue ne semble pas le remarquer.

Et Matloup.

Matloup qui demande à me voir. Qui me fait des cadeaux. Qui me parfume tous les matins de compliments. Il gagne du terrain.

Il traque mes évènements Facebook, il s'arrange pour y aller, quand il peut. Samedi il s'est incrusté à une soirée, a pris un tour de DJ, a passé des chansons pour moi. Dans la période slow, il est descendu de scène, pour danser avec moi. J'ai dit "D'accord, mais un slow à l'ancienne, bras tendus". Il a accepté. On a dansé.

J'ai essayé de ne pas le regarder. Mais cette nuque, ces bras, cette odeur, c'était terrifiant, je ne me sentais plus maîtresse de moi-même.

Je l'ai revu dimanche, mais cette fois-ci c'était prévu. Soirée cinéma, dans un bar, avec des canapés. Il m'avait gardé une place à côté de lui. Il a essayé le coup de "je m'étire et puis après je met mes bras autour de tes épaules, hein, comme ça, ni vu ni connu", je l'ai repris, devant ses potes.

Une semaine plus tard.

Rentrée universitaire. Matloup m'a attendu pour m'offrir un cadeau. Sur le chemin de mes cours.

Chaton a pété un câble, lui a envoyé un message, il a cru que je n'avais plus la force de me battre pour envoyer mon chéri.

Puis Sphinx a parlé à Chaton, lui a dit de se reprendre pour me garder. Et il l'a fait. On a parlé, beaucoup. De son infidélité, des miennes, de notre futur. Redéfinition.

J'ai acheté "La drague pour les nuls", pour comprendre pourquoi je comprends jamais rien. J'ai rien compris au bouquin, mais j'ai testé des trucs, et ça marche. Et je sais pas pourquoi.

Trucs pour les filles : Porter du rouge à lèvres : +100pts, porter des talons : +100pts, avoir les ongles vernis : +100pts. Ça marche, même avec un gros jeans et un t-shirt.

Vendredi, soirée avec Grizzly, on a croisé Matloup, On l'a croisé dans les couloirs toute la soirée, puis il nous a suivi de salle en salle. A la fin, je suis allée lui demander d'arrêter, il voulait qu'on se parle, qu'on s'appelle, qu'on se voie. Je lui ai dit que je l'appellerais.

Samedi, je suis allée danser avec Nati et Grizzly, une nouvelle danse, une nouvelle passion qu'on partage avec Sphinx. J'ai rencontré un garçon super sympa, il fait des études de médecine, je l'appellerai "Le Docteur" (I knooooooow), je vais sans doute parler un peu de lui ces prochains temps. On a dansé ensemble, rigolé ensemble, j'ai pratiqué l'écoute attentive et l'ai regardé dans les yeux. Hameçonné. On a échangé nos Facebook. Donc il va voir que je suis déjà engagée, mais c'est mieux, ça pose de bonnes bases.

J'ai embêté Sphinx. Le dernier bal de ce genre où nous étions (alors que j'étais une grande débutante) il s'est occupé de rien du tout de moi pendant toute la soirée, genre "démerde-toi, je danse que avec celles qui savent déjà". Du coup, toute heureuse de tomber sur Le Docteur, je l'ai invité pour plein de danses, lui et plein d'autres danseurs, et alors Sphinx est venu se plaindre que je dansais pas avec lui, et il m'a invitée plein de fois à la suite. Et au bout d'un moment je l'ai planté là pour retourner danser avec Le Docteur, il a été vexé.

Ce week-end, je pars, long week-end en perspective avec Chaton. Je reviens le dimanche soir, pour voir Matloup.


Ecrit par Mini-Beille, à 13:09 dans la rubrique Maintenant.
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Mercredi (25/01/12)
Rouge
Se teindre les cheveux, c'est un peu devenir quelqu'un d'autre.

Chaton est parti une semaine en Italie. Il rentre samedi.

Il m'a dit que ça lui faisait mal de savoir que j'avais couché avec mon ex. Qu'il aimerait qu'on prenne du temps tous les deux et qu'on discute. On discute plus qu'avant. Mais il ne me touche pas plus, et il ne rentre pas plus tôt.

Vendredi passé, j'ai fait l'amour avec Matloup. C'était pas prévu, mais c'était prévisible.

De son côté en tout cas. Je lui avais dit que ce n'était plus possible, qu'on ne le ferait pas. Que la situation avait changé. Mais le 25 décembre il était venu poser une lettre et un collier pour moi. Depuis il me parlait sur Facebook, presque tous les jours.

Moi je m'étais exprès habillée "moche". Une vielle chemise. Un vieux gilet tout râpé. Une vieille jupe de bonne soeur catholique au genou.

Je l'ai retrouvé à sa boîte. Il devait me donner des affiches, pour un concert qu'il a dimanche, en échange des miennes, pour mon bal de samedi. On avait pas rendez-vous. Je lui avais dit que je passerais dans la semaine et j'ai attendu le vendredi après-midi. J'aurais dû y aller au milieu, parce que là, sachant que j'étais pas encore passée, il pouvait prévoir que je viendrais là.

J'avais pas compris ses indications pour trouver le bureau. Donc je suis entrée, j'ai entendu un bruit d'aspirateur et une voix d'homme. C'était lui. Il m'a dit qu'il avait pas son matériel là, mais chez lui. On est allé chez lui. Je lui ai dit que je l'attendais en bas. Il m'a proposé un café, je suis montée.

Il a mis du café en route, j'ai demandé si je pouvais faire quelque chose. Il m'a dit où étaient les tasses à café, il est sorti fumer une clope. J'ai regardé un peu son appart, c'était petit, étriqué, encombré. Je l'ai pas entendu arriver. Quand je réfléchis, je suis plus attentive au monde extérieur.

Il a mis les mains autour de ma taille, il m'a serrée, fort. Il sentait bon. La clope, la sueur, son odeur. Je me suis retournée et lui ai rendu son étreinte, juste pour le sentir contre moi à nouveau. On est restés là, emmêlés, respirant fort, tous les deux.

L'émotion. De l'attente.

Il a enfoui sa tête dans mes cheveux sales. Il a dit que j'étais belle, et fragile, qu'il avait peur de me casser. Je ne lui ai pas répondu. Nos têtes l'une contre l'autre, nos visages se cherchaient.

Un baiser sur le front.

Un sur la tempe.

Un sur le nez.

Doux, tout doux.

Caresse de sa barbe, de son piercing, de ses lèvres contre ma peau.

J'ai tourné la tête, il est allé chercher plus loin mon baiser.

Doux.

Baiser mordu, à peine. Léger.

Le café a grondé. Je lui ai fait remarquer. Il a dit : "On s'en fout.", je l'ai lâché et suis allée éteindre le café. Il m'a suivi. M'a ré-embrassée. Il m'a attirée, tout en titubant, jusqu'au lit. Nous nous sommes déshabillés mutuellement.

Le reste est assez vague. Le cerveau sur "off" la majeure partie du temps. La seule chose qui ne soit pas floue. C'est que jusqu'alors je n'avais jamais fait l'amour aussi intensément. Chaque centimètre carré de mon corps était l'objet d'une caresse, d'un baiser, d'un geste d'amour. Il n'y avait pas de faux ou de juste, de bon ou de mauvais. A un moment il a fait redescendre la pression en attaquant une bataille de chatouilles. Puis il a recommencé.

Puis j'ai vu l'heure. Chaton rentrait bientôt. Je devais partir. Je me suis arrachée à ses caresses. Il a parlé d'amour pendant que je me rhabillais. Il m'a demandé de rester. Je suis partie.

En coup de vent, rentrer, faire à manger, préparer les affaires pour partir, m'asperger de parfum pour masquer l'odeur de sueur mâle dont j'étais gorgée.

Chaton n'a rien vu, rien senti.

Au bal, Sphinx m'a dit que je sentais le mec, je lui ai dit de la fermer. Que je lui expliquerais plus tard. Il était littéralement mort de rire.

Et moi morte de honte.

Le bal s'est terminé, Sphinx a fait mousser le Lutin en me prenant dans les bras et en me demandant publiquement de faire des enfants avec lui.

Sur la route, j'ai dit à Chaton. Il m'a supplié de ne pas le quitter. Que ça lui était égal ce que je faisais de mon corps. Mais qu'il m'aimait, et qu'il ne voulait pas que je parte.

Il a pleuré. J'ai pleuré. Et me suis endormie à ses côtés, avec l'odeur de Matloup dans mes cheveux.

Mes cheveux sentent la teinture.

Ils sont rouges.

Comme le sang.

Comme l'amour.

Comme l'envie.

J'ai vu Matloup mardi, en public, je le revois vendredi, avec Grizzly à mes côtés pour me surveiller.

Ecrit par Mini-Beille, à 22:29 dans la rubrique Maintenant.
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Jeudi (15/12/11)
Matloup
J'ai rencontré Matloup l'an passé. On bossait pour le même festival. Moi assistante à responsabilité, lui poste à responsabilité. On avait pas beaucoup échangé.

On s'est revus cette année, cette fois, j'avais aussi un poste à responsabilité, en lien avec le sien. Autant dire que sur les 10 jours du festival, on se voyait tout le temps, entre 9h du matin et 02h du matin.  Cette fois, on bossait l'un avec l'autre. On se faisait des blagues, on discutait dans les moments de calme.

Bref.

C'était sympa.

On bossait bien, une équipe efficace. J'ai réglé deux-trois problèmes techniques pour l'arranger. On faisait du bon boulot, il avait toujours un mot gentil. Dans les derniers jours, il me prenait mon repas en même temps qu'il allait chercher le sien. Il m'avait mis une fleur avec l'assiette, "pour tes cheveux" il disait. J'ai commencé à regarder ce grand gars, tout maigre, toujours décontracté, toujours sympa, toujours cool et sans stress.

Le dernier soir, avant la fête des bénévoles, on s'est vus, il restait plus longtemps que les autres. Chaton me faisait une crise pour que je ne reste pas, qu'il y aurait de l'alcool et des gens, qu'il voulait que je rentre. "Une vraie nana", avait rigolé Matloup. Pourtant Matloup est pas vraiment du genre ricanneur. Calme, gentil, ferme avec les gens, précis, fiable.

On s'est croisés à la fête.

Un couloir.

Sombre.

Etroit.

On s'est frôlés.

Il m'a pris dans ses bras.

Il sentait l'alcool.

Je ne voulais pas faire ça à Chaton. Je l'ai laissé m'étreindre sans lui rendre vraiment sa chaleur. Je l'ai repoussé, je suis partie avec d'autres.

Au repas des responsables, il s'est fait charrier par ses amis, qu'il avait des vues sur une fille du festival, il les a fait taire. J'ai été intriguée.

Je lui ai demandé ensuite sur Facebook qui c'était, si je la connaissais. J'étais contente et soulagée qu'il ait des vues sur quelqu'un. Il m'a dit que c'était pas drôle, je ne comprenais pas. Il a publié sur son mur des vidéos de chants d'amour et de tristesse. Je lui ai dit que ces chansons étaient très jolies. Il m'a répondu :
Matloup : T'es conne
Matloup : C'est toi...
Mini-Beille : Quoi moi ?
Matloup : La fille...
Mini-Beille : Je sais pas quoi dire...
Matloup : Je t'aime
Mini-Beille : (bis)
Mini-Beille : On tombe pas amoureux comme ça, en une semaine.
Matloup : Ben... faut croire que si :/
Mini-Beille : J'ai un chéri déjà, tu le sais ça...
Matloup : Je sais...
Matloup : Mais, je pensais que...
Matloup : Samedi...
Mini-Beille : Samedi quoi ?
Matloup : Tu m'as laissé...
Matloup : Te prendre dans les bras...

J'ai essayé de lui dire, que mes amis me prenaient dans leur bras tout le temps, que c'était normal, que j'étais quelqu'un de tactile. Je ne lui ai pas dit que j'avais eu envie de lui. Je l'ai dit à Greg et Miss Papillon, plus tard. Ils m'ont dit que j'aurais dû craquer.

Et hier soir je l'ai vu.

Une animation, avec Chaton, Troubadour, et des danseurs, pour un grand évènement. Je l'ai reconnu, je suis allée lui parler un peu avant, je lui ai parlé de l'anim'. Il a pas dansé, il aime pas trop ce genre de musique. Pourtant, après, je suis retournée vers lui. La première fois avec Chaton, on a parlé de faire des bals dans sa salle de concert.

La deuxième fois, Chaton était rentré, je l'ai croisé au bar, au coude à coude, je sentais la chaleur de son bras à travers le tissu. Ses yeux sombres me regardaient fixement.
Lui : Alors, t'es toujours avec ta copine ?
Moi : Oui. Mais, il y a deux-trois petits détails qui ont changé.
Lui : Ah bon ? Comme quoi ?
Moi : Ben... si tu as toujours envie de moi... maintenant ça entrerait dans le domaine du possible.

Il m'a regardé, avec un air d'incrédulité. Je lui ai souri. Il a pris ma main, on est partis sans nos verres, trouver un coin plus calme, à l'abri des gens. On s'est embrassé, il me mordillait gentiment, alcool, tabac, sueur, il sentait bon. J'ai glissé mes mains sous sa chemise. Je l'avais déjà vu sans, mais là, ses muscles dessinés dans du marbre chaud, c'était juste fou.

Puis.

Il a commencé à me parler.

A me dire qu'il y croyait pas, que c'était un rêve, depuis le moment où j'étais venue lui dire bonjour. Que j'étais belle quand je dansais, que ma bouche avait le goût des fruits, qu'il avait pas perdu espoir et qu'il avait eu raison.

Soyons honnête. Sans ça. J'aurais planté les autres là, et je lui aurais demandé d'aller chez lui.

Mais ce n'était pas comme avec Ombre, que j'ai revu depuis mon dernier article, la situation n'était pas claire. C'est un trop gentil garçon pour que je le laisse se faire des films pour après en souffrir. J'ai décidé d'attendre. Attendre de le voir, d'en discuter avec lui un peu, clarifier la situation, clarifier le fait que je ne m'engagerai pas émotionnellement.

Au bout d'un moment, je l'ai laissé pour aller rejoindre les autres danseurs et rentrer.

Ce matin il était sur Facebook. On a parlé d'organiser une soirée ensemble, il m'a dit de passer lui déposer des affiches. Puis je lui ai dit.

Matloup : Ça me fait mal... J'aurais préféré que...
Matloup : Mais j'apprécie ta franchise... Je suis touché que tu tiennes autant à ne pas me blesser...
Mini-Beille : Tu sais...même si ce n'est pas de l'amour, j'ai de l'affection pour toi :*
Matloup : Mais...
Matloup : Tu voudrais quand même ...
Matloup : avec moi ?
Mini-Beille : La question ce n'est pas ce que moi je veux. Je l'ai dit, déjà. La question c'est de savoir si ça te va, en sachant que je ne serai pas autant impliquée émotionnellement que toi... et que pour moi c'est un bout de chemin secret à partager avec toi, pas plus.
Matloup : Oui...
Matloup : Ça me va...

Tout est dit. Il a choisi.











Ecrit par Mini-Beille, à 18:54 dans la rubrique Maintenant.
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