Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
Soutenez le Secours populaire
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Vendredi (16/05/08)
Petit pain d'épices au miel
Les nuages sont arrivés, comme prévu, la météo l'avait dit, et c'est rare qu'elle se trompe ici. Un peu comme un horoscope du ciel. Le mien, hier, me prévoyait des nuages mais une belle surprise en fin de journée.

Je l'ai eu, finalement l'ex du prince viking ne sera pas là demain mais ce soir. Et lui sera là demain. Je me sens un peu coupable, je mettrai mon petit bouquet de passions entre parenthèses avec elle. Je serai de nouveau sa petite maman abeille, sans lui dire de ce qui va peut-être se passer demain.

Je suis dorée, toute ma peau a bruni ces derniers jours au soleil, je suis belle. Je n'ai pas le souvenir d'avoir été aussi jolie, bronzée, une jolie fleur du Sud avec des épis de blé dans les cheveux. En revenant des cours, aujourd'hui, je suis passée dans un magasin de beauté, ça ne m'arrive jamais en général, et je n'y étais entrée que pour acheter un déodorant. Mais devant tous les bocaux aux couleurs flashy, les tubes de rouge à lèvres roses pailletés, je me suis arrêtée. J'ai senti tour à tour tous les parfums, les eaux de toilettes, aux senteurs de fruits mûrs. Pêche, pêche et poire. Je vois presque les fruits devant moi.

Je vois des images de Lorie devant mes yeux, dans son clip "Sur un air Latino", je pourrais m'habiller un peu comme ça ce soir, sauf que je détonnerais totalement dans une soirée de danse. J'ai envie d'être belle, pas pour séduire le râteau, parce que j'ai passé cinq bonnes minutes devant sa photo à me dire qu'en fin de compte il était pas si bien, mais plutôt comme une sorte de vengeance. Je suis perfide, je sais, je m'en fous. Je ne vais pas jouer la séductrice ou l'éplorée, juste la bonne copine, mais j'ai envie tout de même de faire passer un message : tu aurais pu m'avoir, et tu n'as pas voulu, regrette maintenant. C'est nul, c'est childish mais c'est pas grave.

En même temps, je ne vais pas me laver les cheveux, de toute manière je ferai une sorte de chignon, je pense, ou alors une queue de cheval. Je les laverai demain, pour qu'ils soient tout beaux blonds et brillants pour le soir. Ce soir je veux être belle, demain je veux être resplendissante. Je me sens puissante, indestructible, sûre de moi !

En revenant de mon unique heure de cours du vendredi, la dernière de la semaine, j'avais tellement faim, que j'en étais dégoûtée. J'avais le ventre qui grognait et gargouillait, pourtant je me sentais incapable d'avaler la moindre nourriture, toutes les images qui se présentaient à mon esprit me paraissaient grasses, gluantes. J'ai résolu le problème, en arrivant chez moi, en avalant un grand verre d'eau et en grignotant un abricot avant de me mettre à manger quelque chose de normal.

Mais pendant que je marchais, le ventre criant famine, je me suis posée une question : Est-ce qu'en amour ça serait pareil qu'en nourriture ? Est-ce que, étant habituée à avoir un mec, une fille peut trouver anormal de ne plus en avoir un, juste après la rupture, et tenter desespérément d'en trouver un, n'importe lequel ? Et, après un temps d'adaptation, ne plus trouver utile d'en avoir, comme, quand on est habitué à peu manger, trouver normal de manger raisonnablement ou de ne pas toujours avoir faim ? Est-ce qu'on peut chercher un homme pour combler l'ennui, comme le grignotage devant la télé ? Est-ce qu'on peut se lasser d'avoir toujours le même homme, comme quand on manger huit ou dix fois des pâtes dans la même semaine (dures semaines ou ma mère décide de nous faire à manger malgré le travail) ? Est-ce que des fois il faut savoir résister à la junk-food, même quand on a très faim, et marcher un peu plus longtemps pour tomber sur un restaurant gastronomique ? Parce que si on mange de la junk-food, on risque de ne plus avoir faim (ne plus être libre) pour le restaurant gastronomique, même si c'est délicieux. Faut-il aloirs vomir ce qu'on avait déjà mangé ?

Dix-sept heures, l'heure du thé, avec des petits biscuits de gingembre, du moins en hiver. Là je crois plutôt que j'ai envie de pain d'épices, doré et odorant comme ma peau qui sent bon la poire, et mes cheveux qui sentent le citron.

Toutes ces considérations sur la nourriture me donnent faim, je suis impatiente d'être au souper, et à demain soir.
Ecrit par Mini-Beille, à 17:17 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Jeudi (15/05/08)
Des nuages comme des moutons

Il y a un objet vers lequel je reviens constamment, quand je suis amoureuse, ou du moins portée par les ailes de l'amour, c'est mon piano. Mon prof n'y croirait pas si je le lui disais, lui qui me reproche toujours de ne pas assez travailler. Même le cahier de Pride and Prejudice ne parvient pas à me clouer à l'étude assez longtemps, mais j'aime jouer des morceaux que je connais, qui m'évoquent quelque chose, un amour, une caresse, une danse.

La musique me porte et m'emporte, elle est la voile sur laquelle vole mon imagination, la pluie que je pleure quand je ne vais pas bien, les rires de mes yeux quand je suis heureuse. La musique, la musique et la danse sont deux passions chez moi que je ne parviens pas à décrire précisément, ça me prend au plus profond de moi, ça m'anime.

Des pensées, en musique. En musique j'ai plus de facilité à me concentrer sur une seule chose. Alors dans le tram, sur le chemin de l'Uni, le long du lac vert, sous les arbres qui pleuvent des fleurs, entre les lampadaires, j'ai toujours de la musique dans les oreilles ou dans la tête. En allant aux cours, je pensais à vendredi, demain déjà, où mon râteau sera là, et où mon prince sera peut-être (son prénom veut dire prince). Qu'est-ce que j'attends, qu'est-ce que j'espère ? Que mon râteau me prenne à part pour me demander si j'essaye de le rendre jaloux et, après quelques secondes de silence, me dise que c'est réussi ? Non, j'y ai pensé pourtant, hier, et aujourd'hui. Mais en rêve, c'est dans les bras de l'autre que j'étais.

Je suis tombée sur une photo récente du râteau, hier. Il joue, il a l'air perdu dans le vague, une barbe de quelques jours orne ses joues, peut-être plus beau que je ne l'ai jamais vu, ai-je pensé. Pourtant je l'ai croisé sur internet, on a échangé quelques messages, je le passais très bien. Je ne l'avais pas vu, plus. Mais que m'apporterait-il qu'il ne puisse m'apporter en ami ? Des câlins peut-être, mais un autre peut me les donner, un prince à l'allure de viking, par exemple. Je le regarde encore. Sa mèche grise, sur le côté, ses yeux bleu clair, trop clairs, son front déjà strié, hier je le trouvais beau, et maintenant ? Moins, plus je me focalise sur les détails, moins je le trouve beau, et plus l'image de l'autre me vient en tête. Son demi-sourire, ses yeux rieurs, ses longues mèches qui lui tombent dans les yeux, ses longues mains aux doigts fins et nerveux.

En revenant, j'ai vu la Mer verte se déchaîner, le grain gronder à l'horizon, passer de l'autre côté, sur l'île aux pirates. Le long de la rive, les écailles des sirènes faisaient un ballet pétillant avec les dernières lueurs du soleil. L'orage ne passera pas sur ma tête, cette fois-ci, j'en aurai tout au plus quelques nuages. J'avais envie que quelqu'un soit là, que je puisse lui montrer que toutes ces choses que je vois existent, qu'il suffit de les regarder pour les voir.

J'écoute Pride and Prejudice, quand Lizzie court sous la pluie et va se réfugier sous le ... truc, je ne sais pas ce que c'est. J'ai en tête des images de Stardust, où l'étoile est sensée aider le jeune homme à obtenir sa fiancée, mais en cours de route, il se rend compte que celle-ci est capricieuse, et que son étoile à lui n'est peut-être pas si loin. Et on découvre alors que le jeune homme est un prince.

Mail de mon ex, il ne m'en veut pas, il voulait juste avoir quelques nouvelles, alors je lui en donne, je raconte les dernières nouvelles de mon groupe d'amis, sur trois paragraphes, et une petite ligne pour moi, en disant que je commence bientôt les examens. Mes amis, c'est ma vie, avant tout, avec la danse. Après il y a les amours, le piano et, très loin derrière, les études.

J'aimerais pouvoir dire que j'ai croisé celui que j'aime depuis longtemps et que je ne me suis pas évanouie, que je l'ai à peine vu, mais ça n'est pas vrai. Souvenirs de mon ex, pourquoi lui ? Parce qu'il s'intéressait à moi et que je n'avais plus de nouvelles de celui que j'aimais ? Est-ce que j'ai vraiment pris le premier, parce qu'il était là ? Il me semblait un peu plus brillant tout de même, il avait une certaine allure, mais c'était une façade, ce n'était pas ce que je cherchais réellement. D'ailleurs j'avais aussi une façade, je lui mentais. A l'autre je ne mens pas, je le revois, pleurant, et moi, n'osant pas le prendre dans mes bras pour le réconforter. Pourquoi ? Parce que je ne me sentais pas vraiment une maman pour lui, mais autre chose, j'avais de l'affection, et je me rappelais m'être dit plusieurs fois qu'on pourrait être ensemble. Je me demande, si quelque chose de beau et de pur peut naître de nous deux.

Je me sens à nouveau moi-même, depuis quelques jours, heureuse, valsant à mille à l'heure entre les gouttes de pluie, dans les rayons du soleil. Il me faut des ailes pour voler, et quelles meilleures ailes que celles de l'amour, ou de la passion ? Peut-être que de la lueur timide d'un espoir de copain-plus-que-copain commence à éclore, timide et fragile encore, quelque chose de plus. Est-ce qu'on peut tomber amoureux quand l'autre nous séduit, est-ce que ça peut venir d'ailleurs que de nous-même, que du ciel ? En tombant amoureuse, avant, c'était une foule de petits détails, accumulés ou alors le coup de foudre d'une rencontre. Mais là, je regarde son sourire, je frissonne, je veux ses bras autour de ma taille, sentir son odeur, blottie contre lui. Je veux pouvoir le serrer contre moi comme je n'ai pas osé le faire, j'ai vu ses larmes, senti son désespoir, mais je ne pouvais pas. J'avais peur de déraper, et maintenant je l'espère.




Ecrit par Mini-Beille, à 15:08 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Mercredi (14/05/08)
J'ai lâché les rames de la Galère
Six centimètres de paille en moins, et une bonne discussion avec des mecs sur les relations de couple, ça booste le moral. Surtout quand j'ai appris que le gars mignon, dans le genre sicilien aux beaux yeux, assis à ma gauche, était libre pour le moment. Est-ce que les Quatre vont devenir Cinq ?

Avec mes 1'500 pensées à la seconde, je ne sais pas, plus. Je repense à hier soir, la discussion avec le meilleur ami du gars qui me tourne autour (deux chemins vers un mec moyen : son estomac et son meilleur ami, et j'avais déjà cuisiné pour lui, restait à cuisiner le Nounours géant). Il me dit qu'il ne veut pas trahir la confiance que son ami à mise en lui, mais il finit par lâcher que je ne suis pas une parano en manque de mec qui voit des signes partout.

Déjà là je vais un peu mieux, mais il m'a fait patienter le bougre. D'abord il m'a testée, en me demandant ce que moi j'en pensais. Note : en général quand le meilleur ami vous demande ce que vous vous en pensez, c'est qu'il y a en effet quelque chose, ça fait partie des codes. Je lâche un peu tout, je fais confiance, j'aime faire confiance à ce gros nounours, il a quelque chose de rassurant (même si en fait c'est loin d'être un petit ange, plutôt le genre manipulateur, on pourrait être ensemble et dominer le monde, mais j'essaye déjà de faire que lui et ma meilleure amie arrêtent de se regarder dans le blanc des yeux sans rien faire).

Bonne nouvelle, donc, les jours de mon célibat sont comptés. Et non, ça ne gâche pas la surprise de savoir le jeu de l'autre, car c'est presque un jeu qui commence, et à voir le premier qui craquera. C'est comme une comédie romantique. On sait déjà la fin, la fille va finir avec le gars... ce qu'on ne sait pas, c'est le déroulement, le jeu, comment ça va se passer.

Ce que je ne sais pas encore, c'est ce qu'il veut exactement. Quel type de relation ? Pourquoi ? Pour combien de temps ? Ce sont des questions qu'il ne faut pas se poser pendant, mais un peu avant. Est-ce qu'il cherche une fille d'une nuit (j'ai déjà été la fille d'une nuit, mais pas entièrement consciemment, d'ailleurs c'était la première fois, et je vais fêter cet étrange anniversaire cette semaine), d'une vie ? Est-ce qu'il cherche à se venger de son ex ? Est-ce que je cherche à me venger de mon râteau ? Est-ce qu'on risque de tomber réellement amoureux l'un de l'autre, ou d'avoir pendant quelques mois une relation copain-plus-que-copain pour ensuite changer ? Est-ce qu'on cherche une île de stabilité en attendant de trouver mieux ?

Les questions du célibat sont loin, excepté : quand va-t-il se décider ?, les questions de couple commenceront bientôt. Est-ce que mon amie va me haïr (pourtant c'est elle qui lui a dit de se trouver une fille) ? Est-ce qu'on se dira qu'on s'aime ? Même si on est juste bien les deux ensemble ? Est-ce que je me lasserai de lui comme je me suis lassée de mon ex (peu de chance car mon ex je le connaissais quasiment pas) ? Est-ce que je suis un cas desespéré ? Est-ce qu'il va m'embrasser vendredi, sous les yeux de mon râteau ? Samedi, sous les yeux de son ex ? Dimanche, sous les yeux du Nounours et de ma meilleure amie qui se diront qu'après tout on a pas tort et nous imiteront ?

J'ai rêvé que c'était moi qui l'embrassait, et qu'ensuite j'étais toute gênée, et je m'excusais, un peu comme Ally ou Bridget et je disais un truc du genre : "Je sais pas ce qui m'a pris, j'ai eu l'impression de... je me suis dit, il est seul dans son coin, je suis seule dans le mien et... " et il m'embrassait. Rêve prémonitoire ? Je sais pas, mais si je suis bloquée, c'est pas mal comme plan, non ?

Mais mon plan pour le moment, c'est de laisser aller, je lui laisse la direction, la dernière fois, j'ai bougé et je me suis plantée, cette fois c'est au tour du mec, ce qui ne veux pas dire que je ne vais pas l'aider un peu.

N'empêche que j'ai verni mes ongles, juste du brillant, mais je ne me maquille plus, je vais juste bronzer un peu sur la terrasse, j'ai de nouveau envie d'être belle. J'ai déjà pensé à ce que j'allais mettre Vendredi et Samedi. Par contre je n'ai pas faim, je n'ai de l'appétit que pour des fruits, ça doit être l'été, ou l'angoisse de cet étrange premier anniversaire, peut-être.


Ecrit par Mini-Beille, à 16:48 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Mardi (13/05/08)
Des larmes au rire
--> Modifié à 13:24
Je suis une fois de plus en orbite autour de mon coeur. Sans savoir ce que je dois penser. Lavée, nourrie, j'ai un moment avant mon rendez-vous chez la coiffeuse (une fois tous les six mois). J'ai annulé un rendez-vous de travail mal placé, et ça arrange bien les autres parce qu'ils n'avaient rien préparé pendant ce long week-end.

Un peu de nouveauté, encore, et mon coeur palpite. Hier j'ai eu, en larmes (elle), au téléphone, une de mes amies, celle qui a quitté un des Quatre (celui qui me tourne autour). Elle se sentait trahie, parce qu'il lui vole un peu ses amies, qu'elle n'ose plus venir à la Maison, elle se sent de trop, elle s'est sentie de trop à son anni qu'on avait organisé pour elle. Elle dit l'aimer toujours sans vouloir être avec lui, mais avec la conscience de chercher ailleurs la confirmation que c'était le bon. Je ne fais pas de remarques, je connais.

Il se connecte sur msn, je lui dit avec qui je téléphone, et que je lui raconterai après, est-ce que c'est bien ou mal ? Je ne sais pas, mais je le fais. J'ai l'impression étrange d'être une méchante, je discute avec l'ex de mon potentiel futur petit ami, avec lequel j'ai passé l'après-midi, dans ses bras, plus précisément (mais je vous rassure, que pour danser). Mais en même temps, c'est ma petite puce, celle que je tenais dans mes bras en consolant, il y a quelques années, je laisse l'autre de côté et je reprends mon rôle. Elle passe des larmes au rire, elle va mieux, elle est rassurée, elle me rassure.

Samedi prochain, ils seront là tous les deux, quelle sera leur attitude ? Gênée ? Distante ? Amicale ? Il en a eu marre de se faire prendre pour un con, elle l'a fait une fois de trop, et il ne lui pardonnera pas cette fois-ci. Si plus tard elle reveut de lui, c'est elle qui devra faire les efforts, il a trop donné, qu'il dit. Il me dit aussi qu'il a une ou deux filles en tête, et qu'il a déjà commencé l'approche d'une d'elles, une TT, tendre et timide, il dit qu'il ne faut pas la brusquer, et qu'il a remarqué qu'il avait du potentiel, il n'y croit pas trop, mais qui sait.

Commence alors un dialogue tactique, car je ne sais pas s'il parle de moi ou pas, car il peut très bien me demander des conseils pour me séduire moi-même, ça s'est déjà vu. Il dit que ça n'est pas que pour embêter son ex, mais aussi parce qu'il apprécie beaucoup la fille, ce n'est pas juste l'utiliser, car je lui avais fait remarquer qu'une fille n'aime pas trop se faire utiliser. Il y a deux-trois dérapages, comme quand il dit qu'il aimerait me rendre heureuse (dans le contexte ça peut paraître innocent car il s'agit de me mettre avec quelqu'un, mais il m'a prévenu que ça prendrait du temps), mais que juste après il dit qu'il allait pas forcément le faire tout de suite sans penser à lui.

Je suis perplexe, entre ses dires et ses attitudes, il est possible qu'il s'agisse de moi, et si ce n'est pas moi, ça fait au moins battre mon coeur pendant un moment de me croire importante pour quelqu'un. Cette discussion est aussi à mettre en relation avec les autres, où on dit chacun qu'on ne cherche pas forcément le grand amour, mais juste quelqu'un avec qui on se sent bien, pour passer un moment. Et je me sens bien avec lui, et je me vois bien passer un bout de temps avec lui, je suis sûre qu'on aurait plein de choses à partager.

Dire qu'il y a à peine deux semaines, je me prenais un râteau, et me voilà déjà sur une nouvelle planète. Avance rapide, comme dirait Richard Fish, je n'avais pas besoin de CET homme, j'avais besoin d'un homme, n'importe lequel ou presque, mais pas n'importe comment. Un copain-plus-que-copain, quelqu'un avec qui je puisse rire, chanter, danser, courir dans tous les sens, mais dans les bras duquel je pourrai me blottir et passer la nuit. Des images me reviennent, des rêves de cette nuit, qui m'étonnent moi-même, peut-être ai-je trop regardé Sex and the City ces derniers jours. Après tout je cherche un compagnon de quelques temps, pourquoi pas lui ?

Je vais aller faire couper ma paille...

Ecrit par Mini-Beille, à 13:24 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Lundi (12/05/08)
Etranges tranchées

Changement de pyjama, petite robe rose bonbon, mais ne pas passer à la douche avant onze heures m'insupporte toujours autant. J'ai trois boutons, grattés, sur le visage, je ne peux pas m'empêcher de les triturer. Sur le bureau, deux paires de boucles d'oreilles, mes Vogues à la menthe, ma plante verte, mon vernis diamant transparent, deux bouteilles d'encre et une plume à côté de mon coupe-papier... Une mix parfait de ce que je suis, sur mille plans différents.

Reprise des "hostilités" avec le gars qui m'envoie des signes, quelques indices hier, que ma soeur m'a mis en évidence, discussion ce matin avec son meilleur ami pour tâter le terrain, discrètement. Mais si je surveille les positions des Quatre, je ne suis concrètement que sur un seul front, parce que j'y suis toujours à fond. Je joue rarement sur plusieurs plans, contrairement aux héroïnes de Sex and the City (que j'ai commencé à regarder), mais nombreuses sont les personnes qui ne me considèrent pas comme morale.

Ma meilleure amie, notamment, mais heureusement je peux discuter en toute immoralité avec les deux gars avec qui je passe le plus de temps maintenant. Avec eux je peux faire ce que je veux, je peux boire comme un trou, manger des grillades et ronger les os en laissant la graisse dégouliner sur mes doigts, rire comme une malade en courant le long de la route sous la pluie. Alors que d'habitude, je fais super attention, quand je suis intéressée, je ne mange pas de kebab parce que c'est dur d'avoir l'air digne les doigts pleins de sauce, je ne cours pas parce que mes talons me l'interdisent, je me nourris de salade et je fais des exercices pour avoir le ventre plat, je m'épile les jambes et le visage.

Mais là pas, pas de chichis, pas de faux-semblants, pas que je fasse semblant d'être quelqu'un d'autre en général, mais je prends vraiment super soin de moi, parce que ça me fait plaisir d'être idéale. Mais eux ils s'en fichent, je peux porter des vêtements trop larges, dire des grossieretés, être immorale, parler de ce que je veux, ils ne sont jamais choqués, ils rient avec moi, au contraire.

Je ne sais pas si c'est possible, si c'est réaliste, mais je commence à me dire qu'IL est possible, en tout cas qu'on pourrait partager quelque chose de chouette. En discutant avec lui, il dit qu'il ne cherche pas le grand amour, que là c'est pas vraiment son but principal, ce que je dis moi-même depuis quelques temps. Dans le genre, il ne cherche pas une histoire de coeur, mais quelqu'un avec qui il se sent bien, et il se sent bien avec moi, vu le temps qu'il passe avec moi.

Il commence gentiment à critiquer son ex, à dire qu'elle n'aime pas qu'il passe du temps avec moi, mais qu'il la laisse gueuler, de toute façon ce ne sont plus ses affaires, non ? C'est marrant, mon ex n'aimait pas que je passe du temps avec lui non plus. Un signe ? Sentent-ils qu'on leur échappe ? A nouveau, on joue au chat et à la souris, il hésitait à venir, qu'il disait, mais évidemment il VA venir et me demande si c'est toujours ok pour moi.

La suite demain, s'il y a une suite, j'attends cette après-midi.


Ecrit par Mini-Beille, à 13:11 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Dimanche (11/05/08)
Une petite plage tranquille
--> Au milieu de ma vie

Depuis jeudi, que de choses, que de vie, que d'émotions. Vendredi soir au cinéma avec deux des Quatre, dont un qui venait officiellement pour ma soeur. Je ne pense que très peu aux deux autres ces temps, et beaucoup à celui qui m'envoie des signaux, peut-être parce que c'est flatteur, peut-être parce que des quatre filles qui avions rencontré trois garçons, j'étais la première à le trouver mignon, à voir qu'il s'intéressait à une des quatre, à le mettre avec. Et une fois avec, la jalouser un peu, parce qu'il était parfait et que même s'il elle s'en plaignait sans arrêt, j'étais de son côté à lui.

Que de questions aussi, sur moi, ma meilleure amie, mes amis en général, j'ai parlé du quatrième à ma soeur, elle dit que c'est pas impossible, J. est du même avis. Mais là il ne me donnera pas de conseils et ne sera pas mes yeux pour aujourd'hui, il est reparti. Il vient un week-end, trois jours, et puis repart comme il est venu, en remplissant nos disques durs de séries et de films au passage.

Des messages qui me troublent sur le joueb d'une amie, des expressions que je reconnais, un sentiment de déjà vu, un des quatre, peut-être, mais de toute façon assez doué pour noyer le poisson si c'est lui. Un message qui me trouble en particulier, s'il m'est destiné, mais même s'il ne l'est pas. Folle amoureuse. Je suis amoureuse tous les jours, toutes les heures, toutes les secondes. Un peu, beaucoup, je charme et suis charmée parce que c'est drôle, parce que c'est vivant, parce que c'est piquant. Mais folle amoureuse ? De mon ex je ne l'étais pas, de mon dernier râteau non plus. D'un des Quatre, celui que j'aime depuis longtemps, oui.

J'espère toujours beaucoup, trop sans doute, et soit je fais un fischisme : l'avance rapide, soit je suis déçue, un peu, beaucoup, ça dépend. Mais j'espère toujours, toujours et encore, est-ce que ça me rend malheureuse ? J. m'a déclaré vendredi que j'avais été malheureuse après mon râteau, c'est faux. Déjà je n'étais pas amoureuse, mais séduite, charmée, et ensuite, il ne m'a pas prise pour une conne (seule chose que je ne PEUX pas pardonner). Et comme J. me le disait, on aurait dit que j'avais traversé des océans de désespoir, des désert de tristesse, que mes amis m'avaient sauvée d'un suicide certain. Alors que non, le lendemain même j'avais déjà des vues sur quelqu'un d'autre.

Alors si j'ai lâché prise, pourquoi est-ce que je le garde dans les Quatre ? Parce que mine de rien, je suis encore séduite, et que je suis encore un peu dans l'optique que ça peut marcher, un jour, peut-être dans très longtemps. Je garde plein de monde dans les Quatre, peut-être qu'ils vont devenir les Cinq, ou redescendre à Trois (mais ça j'en doute, me connaissant). Je peux n'aimer profondément qu'un seule personne, mais sortir avec d'autres, ce n'est pas un manque de fidelité, de mont point de vue.

Quelques heures avant qu'un des Quatre, vienne me chercher, celui qui m'envoie des signes. On va aller prendre des photos en uniforme d'un de nos amis, il m'a promis de m'emmener en moto, peut-être qu'il restera souper, et que je lui apprendrai quelques danses qu'il ne sait pas encore. Quelques heures de vide, de libre, où ces derneirs jours se concentrent dans ma tête et passent dans mes doigts, mon mal de tête s'en va...

Quelques mois, moins j'espère mais bon, avant que j'aie à nouveau quelqu'un, je ne sais pas encore qui, je ne sais pas encore comment.

Quelques minutes de paix sous la douche, bientôt, dès que la gravure des Ally Mc Beal sera terminée. Quelques minutes pour moi, toute seule, pour nettoyer tous ces boutons qui ont fleuris sur ma figure avec mes règles, pour me sentir propre, de l'intérieur comme de l'extérieur.


Ecrit par Mini-Beille, à 11:08 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Jeudi (08/05/08)
Trop ou enfin assez...
Depuis ce matin, trop de pressions, trop d'heures de travail, mes collègues de séminaire ont voulu commencer fort, avec trois longues heures sur les anthropophages brésiliens. Trop de soleil à midi, trop d'informations, trop de couples autour de moi, moi qui suis seule, encore une fois. Trop de pensées traversent ma tête que je prends à deux mains pour enfin la faire taire, trop de cris, trop de rire, trop de détails dans l'exposé de cet après-midi, trop d'aigus dans la voix de la prof de latin remplaçante.

Puis soudain, un rocher, trois quarts d'heure pour moi, seule, sans personne. Je déroule lentement les fils de mon mp3, je cherche jusqu'à ma musique favorite, et glisse plume, glisse sur la cîme des mots, enroule et déroule mes pensées mieux que ma bouche ne peut le faire, met de l'ordre dans mes pensées éparses et attache-les en un bouquet jolis que je pourrai accrocher à mon corsage pour le reste de la journée. Dessine avec soin ce soleil qui me tue et trace-le, rageuse, d'un coup d'épée funeste. Une petite brise se lève, douce, fraîche, juste ce qu'il faut pour briser le soleil et sa chaleur tuante.

Quelqu'un me parle, un ami, me demande ce je qu'écris : "Tout... et rien". Il reste là, à côté sans demander plus qu'une parcelle de regard, sans m'offrir plus qu'une présence amicale, simple, douce, dans le silence. Il pense aussi, mais moins vite que moi, lui il peut laisser courir ses idées et toujours les rattraper, moi si je les lâche, qui sait où elles iront.

J. est venu, première initiale, il a traversé la France en deux jours, il est là, sa présence réchauffe la maison et me donne l'impression d'être en vacances. Il est simple, sans complexes, sans problèmes, il donne ce qu'il y a à donner et prends ce qu'il y a à prendre, c'est un ami fidèle et cher. Peut-être que c'est ça que je voulais depuis ce matin, un îlot de calme, loin du brouhaha, loin de la clarté aveuglante, loin de mes rêves qui ont fait s'envoler toutes les feuilles de cours sur la mer bleutée, à le recherche de Christophe Colomb, comme des centaines d'oiseaux merveilleux.



Ecrit par Mini-Beille, à 20:02 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 0 commentaires)
Mercredi (07/05/08)
Un temps pour chaque chose
Petit matin vaporeux, comme tous les mercredis matins, les seuls où je commence à huit heures, où les vapeurs de café mêxtraient peu à peu des brumes enchantées du sommeil tandis que le soleil donne sa première caresse matinale sur le flanc de la colline. Calm, paix, bonheur de se réveiller une demi-heure avant son réveil et de pouvoir se replonger sans mauvaise conscience dans le sommeil, pourtant agité.

Images étranges, absurdes, recherche du pays imginaire de Peter Pan en suivant l'étoile à gauche (pourtant dans le rêve c'était celle de droite que je suivais peut-être pour ça que je me suis trompée) pour se retrouver dans un verger fleuri, de nuit, sous les étoiles. Des flashs me reviennent sous la douche, avant le petit-déj' car pas le temps après. Un soleil rouge, géant, qui roule le long de la Terre, mais qui ne chauffe presque pas, vision apocalyptique effrayante, et pourtant la vie continuait.

Dans le tram, deux anciennes camarades, qui ont tourné pétasse et me disent à peine bonjour, se moquent de l'appel aux citoyens pour nettoyer les rives du lac. elles disent qu'il n'y a rien à enlever, que tout est nickel vu que personne ne va à la plage en hiver. Moi je sais que ça n'est pas le cas, elles n'ont pas trempé le bas de leur pantalons à trois cents balles sur la plage boueuse, moi si.

Ce genre de filles m'énerve, leur superficialité touchant l'absurde me sidère. Bien sûr j'aime être jolie et bien mise, mais je fais tout de même plus attention à ce qu'il y a dans ma tête qu'à son apparence. Bien sûr, aussi, elle peuvent faire semblant d'avoir des amis (dont elles disent du mal quand ils ne sont pas là, oh monde cruel, faux-jeton et superficiel), mais si elles s'intéressent réellement à quelqu'un, c'est à elles-mêmes.

A quelques secondes près, j'ai obtenu la dernière place assise du cours, coup de chance. C'est toujours quand je suis fatiguée, à bout de nerfs, que ma chance se manifeste, à croire qu'il faudrait que je ne dorme plus pour être sans arrêt chanceuse.

Ma journée d'hier me revient en tête, le cours de danse, les échanges de messages avec l'homme qui m'a mis un râteau, mais avec qui je suis restée amie, la discussion à son propos et à propos de l'homme que j'aime (donc un autre), avec un ami de longue date. Ce dernier serait plus favorable au premier qu'au second, m'ayant fait trop de mal, selon lui, il ne me mérite pas. Mais moi je ne sais pas ce que je dois croire ou non, ce que je dois voir ou non, ce que je dois deviner. Alors j'essaye de ne pas trop faire de probabilités, pour une fois. Là-dessus, le gars qui m'envoie des signaux (un troisième, accrochez-vous il y en a quatre) et à propos duquel j'étais sûre de m'être trompée à ce sujet, recommence à en envoyer...

Je ne sais plus si je les vois parce que je veux les voir, ou parce qu'ils existent vraiment, je ne suis pas désespérée au point de vouloir sortir avec n'importe qui, même un ami, non ? Attendre, encore attendre pour avoir les réponses que je cherche...

J'ai assez attendu sans rien faire, ces derniers temps, et cela ne m'a avancée à rien. Bien sûr les questions continueront de tourner dans ma tête, mais tant que je peux les oublier de temps en temps, et trouver les réponses en leur temps, ça ne me changera pas de tous les jours. Avant de savoir COMMENT, la Terre tournait sur elle-même autour du soleil, j'ai su qu'il y avait un jour et une nuit parce que la Terre tournait sur elle-même, et après j'ai découvert que les étoiles ne bougeaient pas toutes de la même manière, comme un décor figé.

Chaque jour, j'en apprends davantage, alors même si chaque réponse amène toujours une dizaine de questions, je sais qu'en fin de compte, je saurai.

L'air est encore frais, le lac est encore enveloppé dans son duvet vaporeux, les collines fleuries ont encore les yeux embués de brume, mais le soleil monte, au fil des heures, de plus en plus haut, de plus en plus lumineux. Bientôt tout ce flou s'estompera et la journée pourra vraiment commencer, claire, mais chaque chose en son temps. Il faut attendre que le soleil monte, que les heures tournent, à quoi bon attendre dans rien faire, et à quoi bon tenter de faire accélérer le temps ?

En rentrant, je me sens libre, libre et toute-puissante. Je détache mes cheveux pour qu'ils blondissent au soleil grâce à ma mixture citronnée, je laisse mon manteau de lin noir flotter autour de moi dans le vent et, tout en marchant, en flottant presque, portée par la musique, je regarde autour de moi. Ici il fait clair, le présent est sûr et limpide, quoiqu'à quelques mètres de moi les arbres projettent leur ombre sur le sol. Mais de l'autre côté du lac, tout le pays est encore en sommeil, dans des plumes duveteuses, et si je sais assez bien ce qui me concerne, il est vrai que je ne sais pas ce qui se passe dans la tête de ces quatre hommes avec lesquels mon esprit jongle.

J'achète Elle, j'ai pris l'habitude depuis deux-trois semaines de l'acheter le mercredi et de le relire toute la semaine, dans le tram, je lis mon horoscope, parce que je n'ai pas eu le temps de le lire ce matin dans la Feuille. En gros on me dit de prendre patience, de ne pas essayer de provoquer les choses, mais de les laisser venir à moi. Je cherche les signes, façon Amélie Poulain : si j'ai vu au moins sept (décompte actuel trois) avions avant de rentrer chez moi, un des Quatre (re)viendra vers moi. A peine avais-je pensé ça que, regardant par la fenêtre, quatre, cinq... En sortant du tram six et sept. Alors je me dis, si j'en vois huit, il ne m'aime pas, neuf, il m'aime. En tournant dans ma rue, le huitième vole, un peu dépitée, je me retourne vers le soleil pour trouver la clef au fond de mon sac et, relevant les yeux, neuf.

En même temps je n'ai pas envie d'y croire et que ça ne soit pas vrai et que ça me déçoive, en même temps ça fait plaisir, même si ça n'est pas vrai, et si c'est un autre des Quatre, ça me va aussi. Il ne me reste qu'à attendre pour que les réponses arrivent.


Ecrit par Mini-Beille, à 11:00 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 5 commentaires)
Mardi (06/05/08)
Horoscope-girl
Encore un faux réveil, mais volontaire aujourd'hui, je n'avais pas du tout envie de me réveiller à sept heures moins vingt, alors je l'ai fait à dix heures moins vingt. Mentalement, en descendant prendre mon petit-déj', je calcule les horaires de train pour aujourd'hui. Je dois aller dans une ville de l'autre côté de la montagne pour donner un cours de danse à une bande jeunes qui pensent que la danse trad c'est pour les vieux schnocks et les vieilles avec des coiffes de trois mètres de dentelle sur la tête.

C'est sûr que mon habillement ne va probablement pas les faire changer d'avis, est-ce ma faute si je préfère danser en jupe longue et en bottines ? Pour compenser, j'ai mis un corset très évasé (mais aussi très serré) et j'ai souligné mes yeux de noir, je ne sais pas encore si je prnedrai mon châle rouge ou pas. L'ami qui m'a demandé de venir donner un cours m'a dit que si je m'habillais normalement (à comprendre normalement pour danser), ils voudraient tous prendre des cours particuliers, d'autres amis m'ont dit la même chose, que je pourrais profiter pour me trouver un copain là-haut.

Le problème, c'est que je suis mi-mature mi-insouciante, et que si j'aime bien sortir avec des grands ados de trente-cinq ans, je n'aime pas ceux de dix-sept, je ne sais pas pourquoi, je ne trouve pas assez de résonnance en eux.

En déjeunant, je regarde mon horoscope, comme tous les jours, parce qu'en général les poissons n'ont que des bonnes nouvelles dans la feuille de chou locale, et que même si c'est pas vrai, ça fait plaisir. Mais aujourd'hui, pas drôle, pas drôle du tout, la section amour commence par : Votre couple est en pleine euphorie, votre partenaire cède à tous vos désirs... Et les Pas-En-Couple-Et-Pas-Fiers-De-Pas-L'être alors ? J'ai répété mon programme pour cet après-midi, gravé un cd, et espéré tomber sur l'homme idéal d'ici à ce soir. Mais je n'y crois pas beaucoup. En plus j'ai rêvé du gars qui m'a mis un râteau cette nuit, et pourtant je n'étais pas encore amoureuse de lui, je me sentais bien avec lui, je me disais que peut-être ça pourrait donner lieu à quelque chose. Et quand ça a été non, ben j'ai passé plus loin...

On dit qu'on rêve souvent du déroulement de la journée précédente, et hier j'ai répondu à un de ses messages, parce que ce n'est pas parce qu'on ne sort pas ensemble qu'on ne va plus se parler pour autant. Peut-être que c'est à cause de ça que j'ai rêvé de lui. Dans mon rêve, il charmait les filles les unes après les autres (pas comme un tombeur, non plus, et le sens de ma phrase n'est pas du tout négatif), mais moi pas, et j'osais pas lui en demander la raison, pourtant j'avais presque envie qu'il me dise un truc style : toi je ne te vois pas comme ça, ce n'est pas parce que j'ai de l'irrespect pour les autres, mais je pense que tu mérites mieux qu'une aventure passagère.

Mais bon, c'est un rêve, et même si ça me ferait plaisir que lui ou un autre me dise ça... j'ai vraiment envie d'avoir quelqu'un, même pour une passade, même pour une amourette courte. Pourquoi les filles matures sont parfois jugées "trop bien pour une aventure", pense-t-on qu'on ne serait pas intéressées par un grain de folie dans notre vie ?



Ecrit par Mini-Beille, à 12:41 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 4 commentaires)
Lundi (05/05/08)
Parfum de soleil
Un lundi matin en classe, ça pourrait ressembler à n'importe lequel de mes lundis matins passés, avant l'Uni. Est-ce le temps, la fatigue, la saison ? Mon imagination galope tandis que Charles Edouard (élève modèle de la classe) transcrit Tacite au tableau. La cour, où les arbres fleuris se balancent dans le vent, me fait penser à celle d'un cloître, et je vois presque les professeurs qui s'y promènent habillés en moines.

Je me sens étonnament bien. Pourtant la matinée a mal commencé : croyant grapiller quelques minutes après sept heures et demie, je me suis rendormie. A neuf heures moins vingt, réveil panique, à moins dix sous la douche, tout semblait me faciliter la vie. J'ai eu le temps d'envoyer un mail à l'assistante pour obtenir un délai supplémentaire, boire mon café tiédi, faire mon sac et arriver à l'heure pour le bus de neuf heures et demie.

Dehors il y avait du vent, mais du vent chaud, comme au bord de la mer, au Sud. Il faisait beau, mais la chaleur était étonnament supportable. Les premières fleurs des arbres volaient dans les airs, je me sentais bien, apaisée, alors que j'étais si mal hier. Le fait d'avoir terminé un de mes deux travaux en seulement deux heures, portée par une inspiration créatrice qui a toujours le chic pour tomber quand j'en ai réellement besoin, y est peut-être pour quelque chose.

Un collègue de travail vient de me dire qu'on aura tous un délai supplémentaire, ma chance légendaire a encore joué, ce n'est décidément pas demain que j'aurai un nouveau copain. Cette nouvelle me soulage aussi, comme ça me soulage d'avoir mon cours de piano ce lundi, ça me fera une pause au milieu de mon travail.

Est-ce la chaleur, l'émulation du travail ? Je n'ai pas faim, mais je ne me sesn pas gavée non plus. Comme si mon estomac avait décidé de prendre des vacances, comment pendant les examens du bac l'an passé. Je vais refaire des salades comme repas, parce que c'est une des seules choses que je peux manger sans faim, et qui ne me gave pas.

J'ai gratté mon vernis, il s'écaillait, je retrouve mes beaux ongles tous roses, tous frais, mais j'en remettrai, ce soir ou demain, pour éviter de les ronger. Un peu comme les protections que je met autour de moi, les attitudes que j'adopte en m'adaptant toujours le mieux possible à mon milieu, pour éviter de me détruire, les schémas pré-établis auxquels je peux toujours me raccrocher. Et pourtant dès que je sors de ce quotidien, je me sens libre, sans limites. Il suffit de pas grand-chose pour cela : ne pas me maquiller, discuter avec d'autres gens que d'habitude, aller à une autre place dans la clase, changer d'itinéraire pour aller aux cours, zapper un cours (quoique ça j'aime moins, vu que 90% de mon travail c'est l'écoute).

Travailler, hier, c'était aussi sortir de ma routine, c'était valorisant, excitant. Pour une fois, je savais pourquoi j'étais à l'Uni, aller simplement aux cours et faire des exercices dans aucune liberté, sans aucune création, c'est plaisant un moment, mais c'est vite lassant, même pour les cours que j'adore.

SI j'obtiens un délai supplémentaire (à l'heure où j'écris je l'ai obtenu), je ne travaillerai que tard ce soir, et demain soir, vers le coucher du soleil, c'est les moments où je travaille le mieux. Je profiterai du reste du temps pour faire la cuisine et me changer les idées en étant avec ma famille, comme en faisait un trivial pursuit sur la terrasse ou en regardant un film avec elles.

A la pause, j'ai demandé à une fille dont je ne connais même pas le nom de me faire une photocopie de ses notes sur le cours que j'ai manqué et qui m'est indispensable pour faire ce travail. Finalement, j'ai pris une photo haute résolution de ses notes, plus rapide et moins chiant à transporter.

Mais dans l'air, autour de moi, je sens un parfum, de chance, de vacances, une saveur de sable et de palmiers, des images de Hyères et de Bormes me reviennent. Je me ressens au soleil, les pieds dans des sandales, vêtue d'un jeans et d'un t-shirt, comme aujourd'hui, mais les doigts libres de bagues, je n'en portais pas à l'époque. Cette odeur de chaleur, de soleil, je revois les terrasses où des familles heureuses mangent des glaces entre deux baignades.

Ce soir, grillade et taboulé au menu, là aussi, les saveurs m'ennivrent, les tomates, l'huile d'olive, la mozzarella et la viande marinée me réjouissent d'avance. Une belle soirée qui s'annonce, et un brin de fantaisie entre à nouveau dans mon quotidien pourtant si régulé d'ordinaire. Ce soir je ne travaillerai pas, de toute façon les livres qu'il me faut sont à la bibliothèque et j'ai obtenu un délai de deux semaines supplémentaires, de quoi faire cinq fois le travail demandé.

Une musique me trotte dans la tête, pleine de flammes et de soleil, une danse que j'apprécie, avec laquelle j'aime voler au milieu des étoiles et faire virevolter mes jupes longues. Sur cette musique j'ai dansé samedi avec mon ami-nounours en peluche, c'est fou comme il y a toujours une ou deux danses qui ressortent de ma mémoire pour une soirée, et je me rappelle chaque fois es sensations, des passes, des regards, du bien-être que ces danses me procurent et je retrouve un coin de ciel bleu où me reposer un petit moment.



Ecrit par Mini-Beille, à 18:03 dans la rubrique Maintenant.
Lire l'article ! (suite de l'article + 2 commentaires)
Articles suivants