Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Bordel
Il y a des changements dans ma vie.

C'est le bordel.

Mais au moins un bordel choisi.

Enfin, semi-choisi.

En juin, bouleversement de tout ce que je croyais connaître.

Adieu Chaton, études.

Je me suis amusée tout l'été, comme une petite cigale, à jouer dans mon tout nouveau harem, le trier, m'en occuper et puis, le laisser tomber.

Miss Papillon et Greg c'est fini aussi.

Le Sphinx est devenu le centre de ma vie.

Non, il l'était déjà.

Je me suis rendue compte que le Sphinx était le centre de ma vie.

J'ai commencé à prendre des Fleurs de Bach pour équilibrer mes humeurs. D'abord une, puis trois, là j'en suis à six, presque quotidiennement. Une préparation faite par moi, matin et soir pour me protéger de moi-même, de mes faiblesses, en attendant que je sois assez fort pour m'en passer.

Et j'ai commencé à creuser.

Creuser comme dans une pomme pourrie.

Creuser comme dans une jambe gangrénée.

Et chaque coup de couteau me fait du mal.

Sphinx m'aide encore et toujours, malgré lui maintenant, à avancer sur ce chemin.

Le Docteur a rejoint la course à la stabilité, rencontré il y a une année. Je suis sa sphingette (dans le sens psy), et au cours de nos discussions, je me rends compte de ce que je fais endurer au Sphinx dans mes demandes incessantes d'appui. Yak aussi fait partie de cette course, et Greg, maintenant revenu des USA. Je me rends compte d'à quel point je peux être chiante.

J'ai des envies de pleurer, mais la fatigue et les hormones sont aussi en cause, mais pas que.

Jamais je n'aurai le Sphinx. Comme plus jamais le Docteur ne m'aura (après un bref passage dans le harem) ou Grizzli. Ce n'est pas que je ne suis pas belle, ou pas intelligente ou pas intéressante. C'est juste qu'il ne me voit pas comme ça. Il ne le dit pas, on n'en parle jamais. On s'est trouvés une fois dans son lit après trop d'alcool et sous son impulsion. Mais ça sera la première et la dernière. Et on n'en parle pas, on n'en parle jamais.

Pendant des mois je me suis torturée à voir dans ses messages et ses attitudes des encouragements qui n'existaient que dans mon envie de le voir se tourner vers moi. Mais cela n'arrivera pas.

Je pleure, je sais que j'écris la vérité.

Je lui écris beaucoup, trop.

Je suis en phase de mutation, mais je ne peux pas atteindre la fin de ma mutation avec lui. Il faut que j'accepte d'être seule. C'est uniquement seule que j'arriverai à être moi.

Je l'aime.

Je ne l'aime pas parce que je vois en lui le peut-être futur père de mes enfants. Ou parce que je veux monter des projets avec lui. Je ne veux plus d'enfants ni de projets. No future. C'est bien no future.

Je l'aime parce que je me sens bien avec lui. Et qu'il me blesse quand je sens que je suis en bordure de sa vie alors qu'il est au centre de la mienne.

C'est mon problème.

De mettre quelqu'un au centre de ma vie. Quelqu'un  mais pas moi.

Je fais des choses folles ces temps. J'ai coupé mes cheveux, plus courts qu'ils ne l'ont jamais été en 20 ans. Débarrassés de toute couleur artificielle.

Renaissance.

En fait, ce n'est pas le bordel dans ma vie, tout va bien, à part moi, à part ma relation de merde avec Sphinx. Sphinx qui m'a dit : "Un jour, tu seras la femme de ma vie, mais c'est con, ce jour-là tu ne voudras plus de moi." Et je sais qu'il a raison. Et c'est le piège.

Je pourrais jouer au fait que je ne veux plus de lui. Mais à ce moment-là ce ne serait pas un vrai changement, pas réellement profond. Je DOIS abandonner, c'est la seule manière d'avancer. D'avancer et qu'il me revienne.

Comment on traite un homme qui nous a dédaigné quand il vient vers nous ?

J'aimerais partir, loin, dans un autre pays. Partir travailler et changer, et qu'il ne me revoie que lorsque j'aurai changé, et que je l'oublie.

C'est crétin, de se dire que la seule manière qu'il me revienne éventuellement c'est de l'oublier.

On a un problème de timing.

Mais je dois l'oublier, pas pour qu'il me revienne, mais pour que JE me revienne à moi-même.

J'ai creusé, creusé loin, j'ai vu mes problèmes, une partie de mes problèmes. Maintenant reste à travailler dessus.
Ecrit par Mini-Beille, le Vendredi 4 Janvier 2013, 10:53 dans la rubrique Maintenant.