De surprises en surprises
Je suis allée faire une surprise à mon prince charmant hier. J'ai pris le train, traversé la Montagne et suis allée à son école (sans me perdre, un véritable exploit) et mon coeur battait, parce que normalement, je serais restée bien tranquille chez moi, j'aurais regardé des dvds, et j'aurais attendu le soir pour l'avoir au téléphone ou sur msn. Mais ça ne me suffisait pas, je voulais, je devais le voir. J'avais envie de faire un truc complétement fou, même si ça peut paraître pas grand-chose. J'ai demandé au secrétariat où était sa classe et, attendries, les secrétaires m'ont renseignée, puis je suis allée l'attendre en lisant ma base d'examen pour dans deux semaines (première fois que je touche ce bouquin de l'année).
Quand la porte s'est ouverte, j'ai regardé les gens sortir, les uns après les autres, certains m'ont reconnue, parce que j'étais allée donner un cours de danse dans sa classe il y a une ou deux semaines et je leur ai dit de ne rien dire. Quand lui est sorti, j'ai juste dit : surprise !
D'abord il n'y a pas cru, je l'ai vu se demander s'il ne rêvait pas, puis son visage s'est illuminé et il est venu m'embrasser. Après quelques minutes, une de ses meilleures amies s'est éclairci la gorge : et moi ? On ne me présente pas ? On est allés manger tous les trois et ensuite je l'ai attendu pendant ses tests. Une fois sortis, on est allés dans un bar, qui avant rénovation avait abrité la troupe de théâtre qui nous a fait nous rencontrer, j'étais figurante, il était technicien. Nous avons pris un café et dégoûté la serveuse, en nous cajolant pendant trois bons quarts d'heure, le temps de prendre le train à nouveau.
Chez lui, j'ai rencontré ses parents, des gens charmants, à l'image de leur fils, sa petite soeur et sa grand-mère. Celle-ci m'a proposé de rester souper avec eux, alors que c'était l'anniversaire du père. D'abord un peu intimidée (la présentation aux parents c'est pas rien tout de même), je me suis peu à peu détendue, au fil de la soirée et des discussions. A la fin du repas, il a demandé si je pouvais dormir et son père m'a demandé si ça ne me dérangeait pas de me lever tôt avant de donner son accord.
Douce nuit passée dans ses bras, à sentir son odeur tout contre moi, à entendre le bruit de sa respiration, à jouer avec ses cheveux blonds. Doux réveil aussi, tendres baisers du matin alors que les premières lueurs du jour percent sous les volets. Puis lever, café, je l'ai dévoré des yeux (il ne met qu'un pantalon pour aller prendre son petit-déjeuner) et départ, pour refranchir la montagne. Le temps était juste, exact même. Je n'ai eu que le temps de gravir la première marche du train, de l'embrasser, et les portes se sont fermées.
J'ai gardé toute la matinée son odeur sur moi, bonheur de porter mes mains à mon visage et de le sentir, comme s'il était là encore. Rome et Jérusalem pouvaient bien brûler, je m'en moquais, je ne voyais que ses cheveux, parsemés de mèches de feu, et ses yeux de mer, brûlants pour moi.
Rentrée, le long du lac, les cheveux dans le vent, en un chignon rapide bricolé aux toilettes juste avant les cours. Maîtresse du monde, et femme, plus que jamais. Pas qu'il y ait eu là ma Première Fois, ni ma deuxième ou Xième, mais c'était la première fois que quelqu'un me disait que j'étais la plus belle des femmes pour lui, pas fille, femme. Et femme je me suis sentie en l'entendant, vraiment, auparavant, je me sentais une fille un peu trop grande dans sa tête, une sorte d'être bizarre et complexe, mais femme réellement, jamais.
Je me sens normale avec lui, je ne me demande pas si je devrais être mieux habillée ou maquillée, il m'aime comme je suis, en jeans, en robe de soirée, en t-shirt le matin avec les cheveux dans les yeux. Et cette nuit, pour la première fois depuis longtemps, j'ai bien dormi. Peu, vu qu'on a vu passer une heure et qu'on s'est levés à six, mais bien, incroyablement bien. Pour la première fois depuis longtemps, je me sens apaisée, en phase avec moi-même, mais aussi avec le monde.
Quand la porte s'est ouverte, j'ai regardé les gens sortir, les uns après les autres, certains m'ont reconnue, parce que j'étais allée donner un cours de danse dans sa classe il y a une ou deux semaines et je leur ai dit de ne rien dire. Quand lui est sorti, j'ai juste dit : surprise !
D'abord il n'y a pas cru, je l'ai vu se demander s'il ne rêvait pas, puis son visage s'est illuminé et il est venu m'embrasser. Après quelques minutes, une de ses meilleures amies s'est éclairci la gorge : et moi ? On ne me présente pas ? On est allés manger tous les trois et ensuite je l'ai attendu pendant ses tests. Une fois sortis, on est allés dans un bar, qui avant rénovation avait abrité la troupe de théâtre qui nous a fait nous rencontrer, j'étais figurante, il était technicien. Nous avons pris un café et dégoûté la serveuse, en nous cajolant pendant trois bons quarts d'heure, le temps de prendre le train à nouveau.
Chez lui, j'ai rencontré ses parents, des gens charmants, à l'image de leur fils, sa petite soeur et sa grand-mère. Celle-ci m'a proposé de rester souper avec eux, alors que c'était l'anniversaire du père. D'abord un peu intimidée (la présentation aux parents c'est pas rien tout de même), je me suis peu à peu détendue, au fil de la soirée et des discussions. A la fin du repas, il a demandé si je pouvais dormir et son père m'a demandé si ça ne me dérangeait pas de me lever tôt avant de donner son accord.
Douce nuit passée dans ses bras, à sentir son odeur tout contre moi, à entendre le bruit de sa respiration, à jouer avec ses cheveux blonds. Doux réveil aussi, tendres baisers du matin alors que les premières lueurs du jour percent sous les volets. Puis lever, café, je l'ai dévoré des yeux (il ne met qu'un pantalon pour aller prendre son petit-déjeuner) et départ, pour refranchir la montagne. Le temps était juste, exact même. Je n'ai eu que le temps de gravir la première marche du train, de l'embrasser, et les portes se sont fermées.
J'ai gardé toute la matinée son odeur sur moi, bonheur de porter mes mains à mon visage et de le sentir, comme s'il était là encore. Rome et Jérusalem pouvaient bien brûler, je m'en moquais, je ne voyais que ses cheveux, parsemés de mèches de feu, et ses yeux de mer, brûlants pour moi.
Rentrée, le long du lac, les cheveux dans le vent, en un chignon rapide bricolé aux toilettes juste avant les cours. Maîtresse du monde, et femme, plus que jamais. Pas qu'il y ait eu là ma Première Fois, ni ma deuxième ou Xième, mais c'était la première fois que quelqu'un me disait que j'étais la plus belle des femmes pour lui, pas fille, femme. Et femme je me suis sentie en l'entendant, vraiment, auparavant, je me sentais une fille un peu trop grande dans sa tête, une sorte d'être bizarre et complexe, mais femme réellement, jamais.
Je me sens normale avec lui, je ne me demande pas si je devrais être mieux habillée ou maquillée, il m'aime comme je suis, en jeans, en robe de soirée, en t-shirt le matin avec les cheveux dans les yeux. Et cette nuit, pour la première fois depuis longtemps, j'ai bien dormi. Peu, vu qu'on a vu passer une heure et qu'on s'est levés à six, mais bien, incroyablement bien. Pour la première fois depuis longtemps, je me sens apaisée, en phase avec moi-même, mais aussi avec le monde.
Ecrit par Mini-Beille, le Mercredi 21 Mai 2008, 12:03 dans la rubrique Maintenant.
