Début d'une nouvelle ère
Il est venu ce week-end. Mon Chaton.
Il est venu pour un bal costumé, en chat, dans une ville à mi-chemin entre la mienne et la sienne. Il est arrivé tout timide, comme désintéressé, ou plutôt comme quelqu'un qui n'ose pas, mais qui aimerait bien. Ses yeux parlaient pour lui mais je ne savais pas si je pouvais les croire, alors j'ai attendu. Presque tout le bal, à l'entre-groupe, Mille chantait, nous avons dansé.
C'était électrique et très doux à la fois, c'était intense et c'est à regret que je l'ai lâché à la fin de la danse, à la fin de l'étreinte. Puis nous sommes rentrés, deux heures de route dans l'autre sens. Des discussions sur tout et rien. Arrivés, nous avons bu un thé avant d'aller dormir. Le moment délicat était arrivé, nous n'avions pas parlé d'amour ni de rien de cela, où allait-il dormir ?
Nous avons opté pour un compromis, dans ma chambre, sur un matelas à côté. Sa tête était vers moi, il m'a tout d'abord caressé le bras puis m'a pris la main. C'était si chou, si doux, à ce simple contact je frissonnais. Mais au matin, rien de plus, rien de nouveau. Nous nous sommes levés comme deux amis sans plus, avons déjeuné et sommes sortis nous promener. Sous l'effet de sa présence je me sentais pousser des ailes. Je lui ai montré le Lac qui jouait à la Mer, la brume dorée qui flottait au-dessus, les rives d'un vert transparent, les plages de galets et, alors que je lui montrais tout cela, sans souffler mot, il m'a pris la main.
Je ne l'ai pas regardé mais j'ai souri. Et tout au long du chemin c'était comme s'il y avait deux soleils qui tournaient autour de nous. A midi nous sommes revenus et nous avons fait la cuisine. Et c'était comme dans mes rêves, la musique, la danse, la cuisine, il m'aidait en tous points comme j'avais rêvé que quelqu'un le fasse. Nous étions si bien l'un dans la tête de l'autre, pensant aux mêmes choses aux mêmes moments que c'en était incroyable.
J'ai réveillé ma soeur, j'ai joué du piano pour lui et, l'après-midi, nous sommes allés nous balader en ville tous les trois. Lui et moi, et elle. C'était facile, comme évident, c'était comme si nous étions ensembles, mais pas tout à fait non plus, seules nos mains entrelacées disaient que oui. Nous avons fait le plein incontournable d'Absinthe de ma Contrée et de Chocolat, puis nous sommes allés manger une glace et jeter un oeil à la Grande Eglise sur l'esplanade.
En rentrant, crevés, nous nous sommes plantés tous les deux devant le dvd de Big Fish qu'il n'avait jamais vu, et au fil du film et de nos évolutions (il se levait pour aller remettre un coussin, moi pour aller allumer la lumière dans la pièce de plus en plus sombre), nous nous rapprochions, d'abord ma main dans la sienne, puis son bras autour de moi, puis des becs déposés sur ma joue, au creux de mon cou.
Est arrivé le souper, puis après le souper nous avons dansé juste les deux dans la cuisine, nous sommes tombés dans le dossier des fichiers qu'il m'avait envoyé, des slows langoureux, des mazurkas, du tango. Nos joues ont glissé l'une contre l'autre, s'évitant et se cherchant, baisers furtifs dans le cou, sur la joue, contre le front. Les yeux dans les yeux. Le premier baiser. Puis nous sommes montés et nous nous sommes simplement assis sur mon lit, lui qui me servait de dossier et moi dans ses bras, tout doucement, puis nous avons glissé, de plus en plus loin.
Nous n'avons pas été jusqu'au bout, par manque de "matériel", dirons-nous, et nous étions les deux d'accord sur ce point, que sans protection c'était juste pas la peine d'y penser. Endormis dans les bras l'un de l'autre, c'était notre première nuit.
Hier nous sommes allés nous balader l'après-midi en forêt, trois heures de marche dans un décor de faërie et nous avons fait un crochet par la gare en rentrant. Puis le soir, sentant venir la fatigue, nous sommes montés nous coucher et nous retombions sur le même problème que la veille. J'ai sorti alors de mon sac le paquet bleu que j'avais acheté dans le plus grand mystère à la pharmacie de la gare. Il a souri, il aurait pu attendre, mais moi je n'avais pas envie d'attendre.
Magique, je crois que c'est le mot, juste magique. Quelque chose qui prend aux tripes et qui ne s'en va pas. Un relâchement de tension, un bonheur tellement extrême que les larmes en coulent sans tristesse, que le vide se fait dans l'esprit, comme par magie. Il y a des certitudes qui se créent en un instant, des certitudes qui ne sont qu'espérance pendant un moment, croyance, jusqu'à ce qu'elles deviennent des certitudes, comme par magie.
C'est le Bon.
Il est venu pour un bal costumé, en chat, dans une ville à mi-chemin entre la mienne et la sienne. Il est arrivé tout timide, comme désintéressé, ou plutôt comme quelqu'un qui n'ose pas, mais qui aimerait bien. Ses yeux parlaient pour lui mais je ne savais pas si je pouvais les croire, alors j'ai attendu. Presque tout le bal, à l'entre-groupe, Mille chantait, nous avons dansé.
C'était électrique et très doux à la fois, c'était intense et c'est à regret que je l'ai lâché à la fin de la danse, à la fin de l'étreinte. Puis nous sommes rentrés, deux heures de route dans l'autre sens. Des discussions sur tout et rien. Arrivés, nous avons bu un thé avant d'aller dormir. Le moment délicat était arrivé, nous n'avions pas parlé d'amour ni de rien de cela, où allait-il dormir ?
Nous avons opté pour un compromis, dans ma chambre, sur un matelas à côté. Sa tête était vers moi, il m'a tout d'abord caressé le bras puis m'a pris la main. C'était si chou, si doux, à ce simple contact je frissonnais. Mais au matin, rien de plus, rien de nouveau. Nous nous sommes levés comme deux amis sans plus, avons déjeuné et sommes sortis nous promener. Sous l'effet de sa présence je me sentais pousser des ailes. Je lui ai montré le Lac qui jouait à la Mer, la brume dorée qui flottait au-dessus, les rives d'un vert transparent, les plages de galets et, alors que je lui montrais tout cela, sans souffler mot, il m'a pris la main.
Je ne l'ai pas regardé mais j'ai souri. Et tout au long du chemin c'était comme s'il y avait deux soleils qui tournaient autour de nous. A midi nous sommes revenus et nous avons fait la cuisine. Et c'était comme dans mes rêves, la musique, la danse, la cuisine, il m'aidait en tous points comme j'avais rêvé que quelqu'un le fasse. Nous étions si bien l'un dans la tête de l'autre, pensant aux mêmes choses aux mêmes moments que c'en était incroyable.
J'ai réveillé ma soeur, j'ai joué du piano pour lui et, l'après-midi, nous sommes allés nous balader en ville tous les trois. Lui et moi, et elle. C'était facile, comme évident, c'était comme si nous étions ensembles, mais pas tout à fait non plus, seules nos mains entrelacées disaient que oui. Nous avons fait le plein incontournable d'Absinthe de ma Contrée et de Chocolat, puis nous sommes allés manger une glace et jeter un oeil à la Grande Eglise sur l'esplanade.
En rentrant, crevés, nous nous sommes plantés tous les deux devant le dvd de Big Fish qu'il n'avait jamais vu, et au fil du film et de nos évolutions (il se levait pour aller remettre un coussin, moi pour aller allumer la lumière dans la pièce de plus en plus sombre), nous nous rapprochions, d'abord ma main dans la sienne, puis son bras autour de moi, puis des becs déposés sur ma joue, au creux de mon cou.
Est arrivé le souper, puis après le souper nous avons dansé juste les deux dans la cuisine, nous sommes tombés dans le dossier des fichiers qu'il m'avait envoyé, des slows langoureux, des mazurkas, du tango. Nos joues ont glissé l'une contre l'autre, s'évitant et se cherchant, baisers furtifs dans le cou, sur la joue, contre le front. Les yeux dans les yeux. Le premier baiser. Puis nous sommes montés et nous nous sommes simplement assis sur mon lit, lui qui me servait de dossier et moi dans ses bras, tout doucement, puis nous avons glissé, de plus en plus loin.
Nous n'avons pas été jusqu'au bout, par manque de "matériel", dirons-nous, et nous étions les deux d'accord sur ce point, que sans protection c'était juste pas la peine d'y penser. Endormis dans les bras l'un de l'autre, c'était notre première nuit.
Hier nous sommes allés nous balader l'après-midi en forêt, trois heures de marche dans un décor de faërie et nous avons fait un crochet par la gare en rentrant. Puis le soir, sentant venir la fatigue, nous sommes montés nous coucher et nous retombions sur le même problème que la veille. J'ai sorti alors de mon sac le paquet bleu que j'avais acheté dans le plus grand mystère à la pharmacie de la gare. Il a souri, il aurait pu attendre, mais moi je n'avais pas envie d'attendre.
Magique, je crois que c'est le mot, juste magique. Quelque chose qui prend aux tripes et qui ne s'en va pas. Un relâchement de tension, un bonheur tellement extrême que les larmes en coulent sans tristesse, que le vide se fait dans l'esprit, comme par magie. Il y a des certitudes qui se créent en un instant, des certitudes qui ne sont qu'espérance pendant un moment, croyance, jusqu'à ce qu'elles deviennent des certitudes, comme par magie.
C'est le Bon.
Ecrit par Mini-Beille, le Lundi 16 Mars 2009, 17:56 dans la rubrique Maintenant.
Commentaires :
Heureuse de te voir heureuse....
Heureuse que tu aies enfin trouvé le Bon....
Heureuse pour toi.....
Je prie pour qu'effectivement ce soit le bon! Je ne l'ai pas encore rencontré mais je l'aime déjà puisqu'il te rend heureuse, belle et souriante!
Et qui sait peut-être que dans quelques années je porterai une belle robe à côtés de toi dans une robe plus belle encore ;-)
Je t'adore pucinette
Heureuse que tu aies enfin trouvé le Bon....
Heureuse pour toi.....
Je prie pour qu'effectivement ce soit le bon! Je ne l'ai pas encore rencontré mais je l'aime déjà puisqu'il te rend heureuse, belle et souriante!
Et qui sait peut-être que dans quelques années je porterai une belle robe à côtés de toi dans une robe plus belle encore ;-)
Je t'adore pucinette

missdiamond