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Des ailes d'anges à la fin de la nuit
Hier c'était donc cette soirée, où le prince viking, qui, je pensais, m'envoyait des signes, devait venir. Parmi les autres invités, il y avait ma meilleure amie, un couple et un ami qui s'est fait larguer d'une façon dégueulasse par sa copine (qui était une amie à moi avant lui). Le début de soirée s'est passé nickel, théâtre, puis repas chez moi.

Quelques nuages à l'horizon, le 2e gars de la soirée nous raconte comment s'est réellement passée la rutpure avec son ex. Et dans ce qu'elle nous avait raconté, elle s'était vraiment donné le beau rôle, et son récit ne collait pas bien.

Mais finalement tout s'est bien passé, on met de la musique, on danse un peu, enfin moi et le prince viking, les autres n'étant pas très motivés. Puis la soirée a avancé, je m'arrangeais pour sortir cloper (interdit de cloper à l'intérieur chez moi) en même temps que lui.On s'est retrouvés enfin une fois seuls dehors, juste après que j'aie mis une chanson assez explicite quant au tour que je voulais que les choses prennent, sous le prétexte qu'elle était dansable sur un rythme que nous appréciions tous les deux.

On a discuté sous les étoiles, il a fait une petite vanne à mes dépends et j'ai dit, d'un tout petit ton, qu'il était méchant. Alors il m'a proposé un câlin pour se faire pardonner, et j'ai accepté. D'abord normalement, puis on a enfoui chacun sa tête dans le creux de l'épaule de l'autre, et il me serrait fort contre lui. C'est à ce moment-là que ma meilleure amie et l'autre gars se sont pointés dehors, on s'est séparés vite fait, et on a dû attendre plus d'une heure pour que le gars parte et pour que je convainque ma meilleure amie d'aller se coucher et de nous laisser seuls.

Quand je l'ai rejoint dehors, il faisait presque jour, il mangeait un morceau de pain en regardant le paysage, je me suis mise à côté de lui et je n'ai rien dit. Alors il a passé son bras autour de mes épaules et m'a attirée à lui pour un deuxième câlin. Celui-ci s'est terminé en une multitude de petits baisers tendres. Bon, comme je fais 15 bons centimètres de moins que lui, et que je suis relativement légère, il m'a prise dans ses bras, comme le prince charmant porte la princesse dans les Walt Disney (en plus ça le faisait bien, j'avais une longue jupe) et m'a embrassée encore et encore.

On a finalement décidé d'aller se coucher, dans ma chambre, vu que c'est là que dorment les amis qui viennent dormir chez moi. Ma meilleure amie dormait comme une bienheureuse et il m'a murmuré qu'en se réveillant il devrait se pincer pour se convraincre qu'il n'avait pas rêvé, j'ai dit pareil, et après quelques minutes, j'ai ajouté qu'on n'aurait pas besoin de se pincer si je dormais dans ses bras. Il a souri, et m'a suivi.

Mais calée toute contre lui, je me gavais de son odeur, du bleu de ses yeux, de son petit sourire tendre, je n'avais aucune envie de dormir. Je me suis pourtant assoupie un instant, juste une demi-heure, ou une heure, le temps de m'appercevoir qu'au réveil je n'étais pas dans la même position. Réveillée, je l'ai regardé dormir quelques minutes, et il s'est réveillé aussi.

Au déjeuner, le couple d'amis qui était venu dormir, mais dans une autre chambre, ne se doutait de rien, la fille est allée chercher une chaise et s'est placée entre lui et moi, alors, pendant qu'elle ne regardait pas, j'ai passé la chaise de l'autre côté de la table. Puis, lentement, tout le monde est parti.

Il m'a proposé un tour en moto, et j'avais encore de la peine à tout assimiler. Ce n'était plus le copain, ni l'ex de ma copine, mais le mien. Emportée par le vent, je compris alors que ce qui m'enveloppait depuis ce matin, ce n'était pas la fatigue, mais des ailes immenses et majestueuses qui poussaient dans mon dos et me portaient au-delà des nuages. Il pleuvait et j'étais en jeans, de plus en plus trempée, mais ravie, je me sentais bien, non seulement en accord avec moi-même mais avec tout ce qui m'entourait.

Est-ce que c'est ça être amoureuse ? Ai-je pensé en préparant à manger en revenant du tour. Il était là, me regardait, me proposait son aide, profitant de tous mes instants de répit dans la cuisine pour me prendre dans ses bras ou sur ses genoux. Je me rappelais alors mes deux amours passés. Un amour d'enfant, que j'ai perdu en grandissant, et un amour qui m'a presque conduite à la mort. Etais-je en train de ressuciter, mais alors par quel miracle ? Un troisième amour profond qui aurait someillé en moi jusqu'alors, de peur de faire trop de mal et qui n'avait attendu qu'aujourd'hui pour ressurgir ?

Nous avons passé toute l'après-midi, dans les bras l'un de l'autre, les yeux dans les yeux. Trois merveilleuses heures en cajoleries, en mots doux comme le miel. Puis il a dû rassembler ses affaires et remonter dans sa ville, de l'autre côté de la montagne. Il ne voulait pas partir, et je ne voulais pas le laisser partir non plus.


Ecrit par Mini-Beille, le Dimanche 18 Mai 2008, 18:43 dans la rubrique Maintenant.

Commentaires :

inconsciente
inconsciente
18-05-08 à 19:16

Je suis très contente pour toi :)

 
Mini-Beille
Mini-Beille
18-05-08 à 20:57

Re:

Merci !!!

Ta chance à toi va suivre !!!! Et probablement d'un chemin inattendu !!!