Ferme ta gueule et avance
Mon ordi me joue des tours, selon Grand Frère c'est que je ne devrais pas publier cet article que je viens d'écrire et que mon ordi, en me déconnectant de joueb, a supprimé.
Sois belle.
Sois heureuse.
Sois jolie, mince, sportive, élégante, parfaite. Ne réponds pas, souris, accepte tes défauts. Dis merci, bonjour, au revoir. Sois cultivée, intelligente, docile, avenante, charmante, ne pleure pas.
Souris à tes ennemis, à ton meurtrier, fais bonne figure, ne fais pas ta martyr. Souris, mais souris enfin ! Si toi tu ne le fais pas, alors qui ?
Quelle responsabilité.
Si j'avais su, Nati, je ne viendrais pas demain. Mais j'ai promis, j'ai promis avant de savoir ce qu'il adviendrait et qui viendrait. Tu savais. Tu savais que si je savais je ne pourrais pas. Tu savais que c'était comme me passer la corde au cou, comme de me faire avaler une couleuvre, un crapaud. Je ne te connaîtrais pas depuis si longtemps que je dirais que tu l'as fait exprès.
Il sera là, lui, celui qui m'a détruite, salie.
Penser à autre chose, oublier. Tu pense que c'est facile ? tu pourrais passer à autre chose, toi ? Si ton malheur était gravé dans ta chair, si chaque regard était une insulte, chaque approche une attaque, chaque pensée une torture.
Une torture oui, et le mot n'est pas grand pour une chose si immense, si forte, si douloureuse. L'inquisition espagnole à côté de lui, c'est Saint Pierre et ses archanges.
Ce qui me fait le plus mal, et je te l'ai dit, ce n'est pas le fait d'avoir été quittée. C'est la trahison, la douleur est plus forte encore quand on sait qu'on a été utilisée, détruite intentionnellement ou pas, juste un dommage collatéral dans une plus grande optique. Et je le revois demain.
S'il me parle je ne répondrai pas, s'il vient devant moi je détournerai le regard, s'il me touche, je frissonerai de dégoût, de dégoût physique, je me retiendrai de ne pas vomir, je me forcerai à manger, et à ne pas boire, mais je n'aurai qu'envie de hurler, sa seule présence me tue, et ses ondes sentent la mort.
Le soir avant qu'il me quitte, mais ça tu le sais déjà, Nati... ça avait été notre première nuit ensemble... le lendemain qui devait être le jour où il annonçait au monde que j'étais avec lui... ce jour-là il m'a ignorée et il a flirté avec son ex à nouveau... je n'ai rien dit... jusqu'au soir... où il m'a quittée...
Tu te rends compte de ce que j'ai pu ressentir à ce moment-là ? Puis plus tard, traînée dans la boue par ceux que j'avais tout d'abord voulu aider ! Parce que j'ai essayé de les remettre ensemble, j'y ai passé mes vacances à lui dire quoi dire, quoi faire, pour la reprendre, à peine jeté c'est vers moi qu'il s'est tourné, pas dommage. Oui je suis pathétique, et je pleure, comme je pleurerai demain soir dans ma chambre en rentrant.
Tout ce qu'il voulait c'était une paire de seins et de fesses pour rendre son ex jalouse... et ça a marché, maintenant à cause de ça j'ai perdu une de mes meilleures amies. Avant ça, j'entretenais l'illusion qu'une fille qui se donne ne se donne pas au hasard, ou alors elle en a vraiment rien à foutre (c'est le cas de le dire), et c'est la traiter comme une pute, comme un objet que de faire ça.
Bien sûr, après coup, ça m'était égal avec de coucher avec n'importe qui, je n'avais plus rien à perdre. J'étais déjà en-dessous de tout, un peu plus un peu moins, ça ne coûtait rien.
Pire que trahie, pire que détruite, pire que piétinée, j'étais salie, au plus profond de moi, par ça, mais aussi par la haine. Car je l'ai haï et en vérité je le hais toujours, mais par égard pour toi sa sale petite gueule de gravure de mode ne sera pas cuite au four pour le repas de demain, ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque. La haine, cette haine qui me brûle et me fait pleurer sur moi-même. Qu'a-t-il fait de moi ?
Je suis plus vivante que jamais, et je ressens ces coups plus fort que jamais (et probablement que j'ai bientôt mes règles aussi), ces blessures qu'on ne sent plus quand on est mort.
Mais pourtant, Johann, mon Chaton me guérit. Il me dit que je suis belle et que pour lui je suis plus pure qu'il ne pourrait jamais le rêver et je le crois. Ses mains guérissent mes blessures, ses caresses me purifient, ses baisers effacent mes morsures, ses regards ceux de mépris qu'on m'a jeté, ses mots d'amour les mensonges qu'on a pu dire sur moi.
Ce soir il danse, et samedi soir j'irai danser avec Millie, elle savait que j'allais subir une épreuve, alors ça sera plutôt thé-câlins Milliens que danse, ou peut-être pas, mais de toute façon ça me fera du bien. Ensuite dimanche matin je parlerai de tout ça avec Chaton, il me dira des mots d'amour qui me feront du bien, me reconstruira et je ne reverrai plus JAMAIS l'autre de ma vie. S'il croise à nouveau ma route, prie pour que je l'ignore et que je ne l'égorge pas, j'en suis capable, et j'espère que tu le sais.
Je ne t'en veux pas, tu as fait ce que tu avais envie de faire, et c'est ça qui est juste. Mais c'est la dernière fois que je viens sans demander s'il vient aussi, on ne me fera plus cette torture. Tu as le droit de l'avoir comme ami, je ne te le contesterai jamais, mais il n'est plus des miens, et cela est définitif, jamais je ne ferai un pas dans sa direction et il faut que tu l'acceptes.
Je viendrai demain, j'ai promis. Et ma parole ne peut être reprise. Mais si je viens, c'est pour toi, je te le dois.
Sois belle.
Sois heureuse.
Sois jolie, mince, sportive, élégante, parfaite. Ne réponds pas, souris, accepte tes défauts. Dis merci, bonjour, au revoir. Sois cultivée, intelligente, docile, avenante, charmante, ne pleure pas.
Souris à tes ennemis, à ton meurtrier, fais bonne figure, ne fais pas ta martyr. Souris, mais souris enfin ! Si toi tu ne le fais pas, alors qui ?
Quelle responsabilité.
Si j'avais su, Nati, je ne viendrais pas demain. Mais j'ai promis, j'ai promis avant de savoir ce qu'il adviendrait et qui viendrait. Tu savais. Tu savais que si je savais je ne pourrais pas. Tu savais que c'était comme me passer la corde au cou, comme de me faire avaler une couleuvre, un crapaud. Je ne te connaîtrais pas depuis si longtemps que je dirais que tu l'as fait exprès.
Il sera là, lui, celui qui m'a détruite, salie.
Penser à autre chose, oublier. Tu pense que c'est facile ? tu pourrais passer à autre chose, toi ? Si ton malheur était gravé dans ta chair, si chaque regard était une insulte, chaque approche une attaque, chaque pensée une torture.
Une torture oui, et le mot n'est pas grand pour une chose si immense, si forte, si douloureuse. L'inquisition espagnole à côté de lui, c'est Saint Pierre et ses archanges.
Ce qui me fait le plus mal, et je te l'ai dit, ce n'est pas le fait d'avoir été quittée. C'est la trahison, la douleur est plus forte encore quand on sait qu'on a été utilisée, détruite intentionnellement ou pas, juste un dommage collatéral dans une plus grande optique. Et je le revois demain.
S'il me parle je ne répondrai pas, s'il vient devant moi je détournerai le regard, s'il me touche, je frissonerai de dégoût, de dégoût physique, je me retiendrai de ne pas vomir, je me forcerai à manger, et à ne pas boire, mais je n'aurai qu'envie de hurler, sa seule présence me tue, et ses ondes sentent la mort.
Le soir avant qu'il me quitte, mais ça tu le sais déjà, Nati... ça avait été notre première nuit ensemble... le lendemain qui devait être le jour où il annonçait au monde que j'étais avec lui... ce jour-là il m'a ignorée et il a flirté avec son ex à nouveau... je n'ai rien dit... jusqu'au soir... où il m'a quittée...
Tu te rends compte de ce que j'ai pu ressentir à ce moment-là ? Puis plus tard, traînée dans la boue par ceux que j'avais tout d'abord voulu aider ! Parce que j'ai essayé de les remettre ensemble, j'y ai passé mes vacances à lui dire quoi dire, quoi faire, pour la reprendre, à peine jeté c'est vers moi qu'il s'est tourné, pas dommage. Oui je suis pathétique, et je pleure, comme je pleurerai demain soir dans ma chambre en rentrant.
Tout ce qu'il voulait c'était une paire de seins et de fesses pour rendre son ex jalouse... et ça a marché, maintenant à cause de ça j'ai perdu une de mes meilleures amies. Avant ça, j'entretenais l'illusion qu'une fille qui se donne ne se donne pas au hasard, ou alors elle en a vraiment rien à foutre (c'est le cas de le dire), et c'est la traiter comme une pute, comme un objet que de faire ça.
Bien sûr, après coup, ça m'était égal avec de coucher avec n'importe qui, je n'avais plus rien à perdre. J'étais déjà en-dessous de tout, un peu plus un peu moins, ça ne coûtait rien.
Pire que trahie, pire que détruite, pire que piétinée, j'étais salie, au plus profond de moi, par ça, mais aussi par la haine. Car je l'ai haï et en vérité je le hais toujours, mais par égard pour toi sa sale petite gueule de gravure de mode ne sera pas cuite au four pour le repas de demain, ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque. La haine, cette haine qui me brûle et me fait pleurer sur moi-même. Qu'a-t-il fait de moi ?
Je suis plus vivante que jamais, et je ressens ces coups plus fort que jamais (et probablement que j'ai bientôt mes règles aussi), ces blessures qu'on ne sent plus quand on est mort.
Mais pourtant, Johann, mon Chaton me guérit. Il me dit que je suis belle et que pour lui je suis plus pure qu'il ne pourrait jamais le rêver et je le crois. Ses mains guérissent mes blessures, ses caresses me purifient, ses baisers effacent mes morsures, ses regards ceux de mépris qu'on m'a jeté, ses mots d'amour les mensonges qu'on a pu dire sur moi.
Ce soir il danse, et samedi soir j'irai danser avec Millie, elle savait que j'allais subir une épreuve, alors ça sera plutôt thé-câlins Milliens que danse, ou peut-être pas, mais de toute façon ça me fera du bien. Ensuite dimanche matin je parlerai de tout ça avec Chaton, il me dira des mots d'amour qui me feront du bien, me reconstruira et je ne reverrai plus JAMAIS l'autre de ma vie. S'il croise à nouveau ma route, prie pour que je l'ignore et que je ne l'égorge pas, j'en suis capable, et j'espère que tu le sais.
Je ne t'en veux pas, tu as fait ce que tu avais envie de faire, et c'est ça qui est juste. Mais c'est la dernière fois que je viens sans demander s'il vient aussi, on ne me fera plus cette torture. Tu as le droit de l'avoir comme ami, je ne te le contesterai jamais, mais il n'est plus des miens, et cela est définitif, jamais je ne ferai un pas dans sa direction et il faut que tu l'acceptes.
Je viendrai demain, j'ai promis. Et ma parole ne peut être reprise. Mais si je viens, c'est pour toi, je te le dois.
Ecrit par Mini-Beille, le Jeudi 26 Mars 2009, 22:22 dans la rubrique Maintenant.
Commentaires :
Re:
C'est allé...
Je suis partie à 22h30, j'ai retrouvé Chaton sur msn... Millie pour danser, et samedi dans la nuit, en rêve, j'ai vu un grand homme en noir me balancer des démons sur la gueule, et depuis je suis malade, j'ai plus de terminaisons nerveuses dans les mains, en tout cas elles ne marchent plus, mes jambes me portent à peine, et ça va en empirant...
Je suis partie à 22h30, j'ai retrouvé Chaton sur msn... Millie pour danser, et samedi dans la nuit, en rêve, j'ai vu un grand homme en noir me balancer des démons sur la gueule, et depuis je suis malade, j'ai plus de terminaisons nerveuses dans les mains, en tout cas elles ne marchent plus, mes jambes me portent à peine, et ça va en empirant...

missdiamond