Pause
Je me met en pause.
Du Lutin s'entend, pas de vous, enfin, autant qu'il me le permettra lui-même, car je n'ai aucune illusion, il suffira d'un geste ou d'un regard tendre pour que je retombe aussitôt dans ses filets.
Mais là je dis stop. Enfin je ne lui ai rien dit, mais j'arrête de me triturer la tête à son propos.
Mardi je me suis fait un pêtage de plombs en bonne et due forme. Fatigue chronique d'une semaine trop éprouvante, nerveusement, physiquement, des heures passées sur un bal à organiser, des échappées du Lutin. Tantôt et tantôt pas assez présent.
Faible encore de mon histoire avec l'Invertebré, les échafaudages de fortune ont cassé, trop lourd, trop dur, ils ont cédé et avec mes barrières faites en vitesse qui partaient au loin me sont apparues toutes les failles en moi que j'avais à combler, à réparer.
Je croyais discuter avec Tom, mais c'est sur Ben que j'ai déversé mes larmes. C'est quand il m'a appelée Princesse que j'ai compris que ce n'était pas l'ami habituel que j'avais sur msn. Il m'a raccommodée, recousu mes plaies, séché mes larmes. Il a été l'ami, le psy, l'amoureux, tout.
J'ai pu dire enfin que je ne pouvais plus croire en moi, que je n'en avais plus vraiment la force, il me fallait un but et il fallait que quelqu'un croie en moi et m'admire, parce que moi seule je n'y arrivais plus. Et cette relation de quasi-dépendance, de dépendance mutuelle en fait, est bien loin de celle que j'entretiens avec le Troubadour.
Cassée, brisée, les séquelles sont encore là, marquées, profondes. Sur le coup je m'en sortais bien, mais j'ai l'impression d'avoir tout perdu, tout le moi que je m'étais construit. L'impression que c'est moi qui ai le plus perdu dans cette affaire au final. C'est peut-être égoïste, mais cette question de l'égoïsme n'est que pure rhétorique en ce moment pour moi. Combien de fois devrai-je tout redémarrer à zéro, pour être enfin débarassée de ce faux prince ?
Avec ça le Lutin qui a dormi chez moi ce week-end, seul, alors que le Troubadour partait tôt le dimanche matin. Des occasions peut-être manquées, peut-être pas, des cadeaux, des sourires, des morceaux de rêve, des étreintes, une danse parfaite, un baiser volé, dans le cou toujours. Je le raconte, mais pour ne plus y revenir par la suite, du moins pas avant que quelque chose d'autre se produise. Mais à lui de venir cette fois, je n'irai pas le chercher, plus, du moins pas tant que je suis dans cet état d'esprit.
"Ben", un nom tout simple pour quelqu'un de tout simple et qui semble a priori l'homme parfait. Il va venir habiter à environ 150 km de chez moi (536 pour l'instant), et il va faire des bals aussi. Qui vivra verra. Mais s'il arrive à m'ôter quelques jours, quelques mois, quelques années, la pensée du Lutin, je ne pourrai que lui en être reconnaissante (voire plus).
En attendant je travaille de mes mains, je m'occupe comme je peux, du moins j'essaye, je dessine un peu, je couds, je sors respirer le soleil et boire l'azur de l'horizon.
Du Lutin s'entend, pas de vous, enfin, autant qu'il me le permettra lui-même, car je n'ai aucune illusion, il suffira d'un geste ou d'un regard tendre pour que je retombe aussitôt dans ses filets.
Mais là je dis stop. Enfin je ne lui ai rien dit, mais j'arrête de me triturer la tête à son propos.
Mardi je me suis fait un pêtage de plombs en bonne et due forme. Fatigue chronique d'une semaine trop éprouvante, nerveusement, physiquement, des heures passées sur un bal à organiser, des échappées du Lutin. Tantôt et tantôt pas assez présent.
Faible encore de mon histoire avec l'Invertebré, les échafaudages de fortune ont cassé, trop lourd, trop dur, ils ont cédé et avec mes barrières faites en vitesse qui partaient au loin me sont apparues toutes les failles en moi que j'avais à combler, à réparer.
Je croyais discuter avec Tom, mais c'est sur Ben que j'ai déversé mes larmes. C'est quand il m'a appelée Princesse que j'ai compris que ce n'était pas l'ami habituel que j'avais sur msn. Il m'a raccommodée, recousu mes plaies, séché mes larmes. Il a été l'ami, le psy, l'amoureux, tout.
J'ai pu dire enfin que je ne pouvais plus croire en moi, que je n'en avais plus vraiment la force, il me fallait un but et il fallait que quelqu'un croie en moi et m'admire, parce que moi seule je n'y arrivais plus. Et cette relation de quasi-dépendance, de dépendance mutuelle en fait, est bien loin de celle que j'entretiens avec le Troubadour.
Cassée, brisée, les séquelles sont encore là, marquées, profondes. Sur le coup je m'en sortais bien, mais j'ai l'impression d'avoir tout perdu, tout le moi que je m'étais construit. L'impression que c'est moi qui ai le plus perdu dans cette affaire au final. C'est peut-être égoïste, mais cette question de l'égoïsme n'est que pure rhétorique en ce moment pour moi. Combien de fois devrai-je tout redémarrer à zéro, pour être enfin débarassée de ce faux prince ?
Avec ça le Lutin qui a dormi chez moi ce week-end, seul, alors que le Troubadour partait tôt le dimanche matin. Des occasions peut-être manquées, peut-être pas, des cadeaux, des sourires, des morceaux de rêve, des étreintes, une danse parfaite, un baiser volé, dans le cou toujours. Je le raconte, mais pour ne plus y revenir par la suite, du moins pas avant que quelque chose d'autre se produise. Mais à lui de venir cette fois, je n'irai pas le chercher, plus, du moins pas tant que je suis dans cet état d'esprit.
"Ben", un nom tout simple pour quelqu'un de tout simple et qui semble a priori l'homme parfait. Il va venir habiter à environ 150 km de chez moi (536 pour l'instant), et il va faire des bals aussi. Qui vivra verra. Mais s'il arrive à m'ôter quelques jours, quelques mois, quelques années, la pensée du Lutin, je ne pourrai que lui en être reconnaissante (voire plus).
En attendant je travaille de mes mains, je m'occupe comme je peux, du moins j'essaye, je dessine un peu, je couds, je sors respirer le soleil et boire l'azur de l'horizon.
Ecrit par Mini-Beille, le Jeudi 5 Février 2009, 23:41 dans la rubrique Maintenant.
Commentaires :
Re:
Ne t'inquiète pas, depuis mardi je suis loin de me lâcher, je crois que je n'ai jamais fait autant de choses, j'ai la motivation pour tout, je fais plein de trucs que je remettais au lendemain depuis des lustres ^^
Je sais que je parle un peu tard, mais franchement, si c'est pour sortir avec un mec, et être mal, vivre mal, et pas être soit même, ça sert à rien.
C'est un peu brutal, mais c'est un peu vrai, en tout cas, ça vient de mon coeur.
Re:
J'étais bien au départ... mais c'est vrai que tu n'as pas connu l'histoire de l'Invertebré... C'est un peu plus tôt dans les articles, vers mai...
J'étais bien, tellement bien que quand ça s'est arrêté brutalement, violemment, ça m'a fait du mal, ça m'a détruite...
J'étais bien, tellement bien que quand ça s'est arrêté brutalement, violemment, ça m'a fait du mal, ça m'a détruite...

missdiamond
Ne lâche pas! ( commentaire plate, mais bon c'est la vérité! )
xxx