Joueb.com
Envie de créer un weblog ?
Soutenez le Secours populaire
ViaBloga
Le nec plus ultra pour créer un site web.
Débarrassez vous de cette publicité : participez ! :O)

Retour
On s'est revus.

Après plus d'un mois d'absence, de presque silence.

Je ne lui parlais plus de rien, plus de moi. Je ne lui parlais que de lui.

Pourquoi ?

Parce qu'avant je ne lui parlais que de moi.

J'ai voulu inverser la balance. Mais ça m'a fait du mal.

Et puis on s'est revus. On a dansé. Il ne me lâchait plus qu'à regret.

Et puis j'ai insisté, qu'il me dépose chez moi, après le cours, qu'il vienne enfin chercher ses cadeaux que je gardais chez moi et sur lesquels mon regard tombait. Comme après une rupture. Viens rechercher tes affaires dans lesquelles je ne veux plus vivre. Il a accepté, on a parlé un peu dans la voiture. De moi. De lui peu, visiblement il ne voulait pas parler de lui.

Et là, quand il est parti, après avoir serré des mains et tapé la bise, je lui ai demandé un câlin. Et je lui ai dit . "Tu m'as manqué, crétin." Et il a dit "C'est toi le crétin." Avec son sourire dentifrice dans la nuit. Avec le Docteur on a encore raconté une anecdote des soirées chez moi. C'était pas voulu. Mais après coup ça faisait comme un "J'ai une vie en-dehors de toi, et elle est plutôt sympa, en fait.". C'est peut-être bien, ça.

Le lendemain on se revoyait. Comité d'association où il m'a engagée. Il avait peu de temps. Il devait partir. Ne pas hurler, ne pas questionner, ne pas le harceler de "Mais tu vas où après ?". J'ai demandé une fois, il a éludé, je n'ai pas insisté. Tu ne veux pas parler ? Ne compte plus sur moi pour t'arracher les confidences. Je n'ai pas envie de te donner gratuitement mon énergie contre rien sinon de l'agacement.

Il a mentionné mon harem. Quatre fois. La première fois, j'ai dit que ça ne le regardait pas et qu'il n'existait plus. La deuxième fois, il l'a estimé à 22 et je lui ai dit qu'il me sous-estimait. La troisième fois, je lui ai dit qu'on pourrait parler du sien aussi. La quatrième fois, j'ai fait remarquer qu'il s'intéressait beaucoup à mon harem, et que je trouvais cela étonnant. Maman Jen a dit qu'un psy trouverait cela très intéressant. Elle n'est pas au courant mais les indices sont trop forts pour qu'elle les ignore bien que je persiste à nier.

Après son départ on a fait de la musique un peu. Il ne sait toujours pas que j'ai un violon. Un jour je jouerai devant lui. On a rigolé, on a dit des choses bêtes sur lui.

Ce week-end il était absent de chez lui, mais quelque part dans le pays parce qu'il est régulièrement connecté sur internet. Je ne sais pas où il était, allait. Mais aujourd'hui il répète avec son groupe.

Hier je suis allée visiter un appartement, un peu sur son conseil. Et du coup je lui ai écrit qu'il m'avait sphinxée jeudi. Un peu, parce que je cherche du boulot, mais pas de manière vraiment intensive vu que je sais que je peux rester chez ma mère encore jusqu'à juin. Il m'a dit de chercher un appart, et que quand j'aurais trouvé, je serai obligée de trouver du travail pour le payer. Il avait raison.

En fait, même quand il n'est pas là et que je ne pense pas "visiblement" à lui, il fait partie de ma vie quand même. Mais là, de hier après-midi à ce matin, pas une trace. Et je me sentais bien. Je me sens bien.

Je me sens bien de faire des choses en-dehors, de ne pas toujours m'inquiéter de ce qu'il fait. Il le fait. Et je ne suis pas avec lui. Pourquoi m'en inquiéter ? Je profite du temps que nous passons ensemble. Et je profite du temps que je passe sans lui pour faire ce que je veux faire moi.




Ecrit par Mini-Beille, le Samedi 2 Février 2013, 13:23 dans la rubrique Maintenant.